Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 09:21

L’ère des grandes confusions environnementalistes.

 

 

Environnement, développement durable, écologie ; ce ne sont pas les mêmes choses.

 

L’environnement est, comme pour toute étude de système, ce qui l’immerge. Si le système est l’Homme, au sens de l’Humanité, le système est plongé dans l’univers intergalactique, interstellaire, interplanétaire, planétaire ; ce dernier comprenant les aspects stellaires d’astre solaire (un des facteurs multiforme du climat), asthénosphérique (orographique, géologiques, volcanique), hydrologique, atmosphérique, cryosphérique (les étendues de glaces), biosphérique (végétale, humaine).

Mais en général, quand on utilise ce vocable, on se place dans la situation anthropocentrée, et même oubliant que la Nature a été façonnée par l’Homme depuis le paléolithique. Le point de vue urbanocentré de nos cités occidentales, oubliant le monde rural, les espaces périurbains fabriqués de toutes pièces par les aménagements plus ou moins récents, est la base des raisonnements et des idéologies. Ainsi l’ « environnement » devient le quartier sur le plan écolopolitique, la zone industrielle ou technologique générant ses risques, pollutions et explosions, ou même la « résidence » ou l’intérieur des habitations quand il s’agit de mettre l’accent sur certains produits chimiques à substituer.

Alors que l’être humain est confronté dès qu’il nait pour son existence à l’atmosphère, qu’il apparaisse sain ou naturel (naturel peut ne pas vouloir dire salubre : l’émanation de gaz toxique d’un volcan, l’absence d’oxygène à partir d’une relativement faible altitude). L’atmosphère est l’environnement le plus intime à partir de la naissance, bien qu’avant il le soit aussi par l’intermédiaire du placenta ou du fluide amniotique. Depuis l’avènement de toutes les technologies de la communication, se propagent souvent indépendamment du but envisagé, des ondes, vibrations sensibles comme une plage de fréquences sonores, mais aussi toutes les ondes électromagnétiques basses, hautes et hyperfréquences imperceptibles directement, comme les radiations nucléaires. S’ajoutent les particules, aérosols, produits chimiques ou technologiques, voir génétiques, qui diffusent dans les diverses strates atmosphériques, du sol, du sous-sol ou de l’espace ; qui ne disparaîtront peut-être pas, et seront aspirées, ingérées, inhalées, percolées, diffusées de l’environnement à l’humain.

Or, l’humain est construit pour capter des informations de son environnement : pour se protéger en particulier des hostilités bestiales ou humaines de par son développement comme espèce animale. Comme espèce sexuée, les odeurs qui planent dans l’atmosphère, participent aux cycles de la vie pour ces espèces animales ; les pollens font de même pour l’environnement végétal.

Mais en ville, l’interprétation du terme « environnement » font vite sur les questions de prophylaxie, les problèmes de « crottoirs », de bruits du voisinage, la sécurité, la pollution « visuelle », les émanations incontournables ou incontrôlées issues de la combustion de toutes les machines mobiles ou immobiles qui peuvent nous environner. Même situé aux latitudes les plus polaires, ou placé en orbite, la possibilité de ne pas être confronté à la présence indésirable de produits issus de l’humaine engeance parait devenue improbable.

L’environnement est donc cet espace dans lequel nous ne pouvons pas faire autrement que d’être immergé, à toutes les échelles, quelles fussent temporelles ou spatiales. Sa perception relève de la physiologie, de la toxicologie, de l’épidémiologie, mais aussi de la psychologie, de l’architecture, de l’urbanisme, de la politique, de la géographie. C’est un milieu que l’on peut étudier objectivement par les méthodes de la science.

 

Le développement durable est quant à lui, un modèle de société post-moderne ; mais on peut encore se rendre compte que en réalité, il appartient encore à l’ère industrielle par les acteurs qui l’on mise en place. Le principe est de mettre sur un plan équivalent la société, l’économie et l’environnement. Ce dernier étant pris au sens plus étriqué que celui présenté auparavant, mais de même nature fondamentalement. Il s’agit donc d’une doctrine économique, qui tente de cacher son apparence comme une alternative à l’économie capitaliste, mais qui en est en réalité issue ; c’est facile à démontrer d’un point de vue historique et juridique, car c’est par cette voie qu’elle s’exprime le plus souvent, sous la forme d’une contrainte qui pèse sur les citoyens, les entreprises ou les états. Il faut remarquer que les individus ou les espèces ne paraissent pas dans la forme « société », c'est-à-dire que l’individu est ici de nouveau pris dans une contrainte « sociale » qui semble s’imposer de manière incontestable, omniprésente. L « économie », qui découle de l’organisation sociale des individus pour assurer leur devenir, c'est-à-dire la production sinon la collecte de biens, alimentaires, et les autres besoins inhérents à chaque civilisation (au sens anthropologique), est ici l’un des tripodes du modèle. Il s’impose non sous cet aspect anthropologique de la nécessité d’une économie, mais comme vecteur de l’économie telle qu’elle existe actuellement depuis la période en fait industrielle ; une économie basée sur la mise en place de moyens de production industrielle, même dans le cas agricole, qui n’est pas à confonde avec la culture vivrière qui existe pourtant, assortie des moyens de levages financiers dont les dérives se multiplient sans contrôles.

Le développement durable est donc un modèle dans le modèle capitaliste, qui permet de capitaliser en profitant de toutes les opportunités sur fond de crise environnementaliste ; où la concurrence règne pour exploiter le « filon vert » et génère toutes les modalités de propagande pour convaincre et s’auto-promotionner.

 

L’écologie, en principe, c’est la discipline scientifique, basée essentiellement sur la biologie, mais tenant compte de toutes les autres qui traitent de l’environnement au sens précédent. La confusion existe pourtant entre l’écologie au sens strict, l’écologie au sens politique, et l’écologie au sens de l’écologie urbaine. Il est important de ne pas confondre, ce qui est la confusion la plus grave, entre une discipline scientifique et une doctrine.

La finalité de la discipline scientifique écologie est la compréhension des cycles de la vie et de ses évolutions de chacune des unités de vie, qu’elles soient procaryote, eucaryote, végétale, animale, humaine, sociétale.

L’écologie politique est un processus partisan qui promeut un modus vivendi citoyen sans forcément se baser, seulement en apparence, sur des principes authentifiés sur le plan scientifique. Le mode de gouvernance est savamment pratiqué par l’utilisation de la peur, avec l’outil du principe de précaution, épée de Damoclès levée dans le cas de trop nombreuses controverses. Lesquelles naissances ne laissent pas faire le hasard, dans un climat de dépendance des experts vis-à-vis des organismes dont la compétence s’est développée au point de devenir incontournable pour les agents du bien public.

L’écologie urbaine est la solution qui a subit le processus historique de la croissance de la vie urbaine et des agglomérations ; qui s’impose par la nécessité de la salubrité, de traiter les ordures ménagères, les effluents liquides ou gazeux, au fil des techniques pouvant débarrasser, au moins localement, de l’inépuisable faculté humaine à produire du déchet.

 

L’aspect sanitaire est intrinsèque à l’idée d’écologie, mais il est marquant d’observer que c’est le cadre politique ou gestionnaire qui va faire que s’exerce la dimension sanitaire en vue d’une amélioration, alors que le disciplinaire de la science écologique a peu de pouvoir pour faire les recommandations. Quand il est invité à le faire, moyennant subventions ou piédestal magistral, un biais s’insinue de dépendances qui ne permet pas l’avènement cohérent, selon la capacité technique d’une société, pour la bonne décision donnant lieu à la meilleure efficacité sanitaire.

 

Ces confusions sont développées dans un climat éducationnel où l’ignorance règne en grand maître, puisque les bases scientifiques des citoyens ne peuvent être comblées à cause de l’obstruction de par l’instrumentalisation des media par les groupes de pression. La nature du scientifique est de comprendre, celle du politique de décider. Pour décider, dans le champ d’un conflit d’une problématique, il faut s’insérer dans un faisceau de contraintes et donc de dépendances. Le scientifique qui veut agir doit se mouiller, et parfois transiger probablement sur la connaissance ou l’incertitude qu’il a des faits objectifs, trop souvent en contradiction de sa propre éthique, s’il en a une. Le scientifique peut néanmoins être acteur d’un développement social par l’intermédiaire du champ politique, encore faut-il qu’il puisse porter le fruit de ses idées, basées sur la connaissance des phénomènes, dans un flot idéologique qui ne soit pas à contre-courant.

 

Maintenant, nous pourrions passer en revue par une analyse poussée toutes les controverses qui occupent le champ politique de l’écologie : nucléaire, nanotechnologie, vidéo protection, amiante, organisme génétiquement modifiés, réchauffement climatique, couche d’ozone, effet de serre, pluies acides… qui pourraient être étendue à : l’euthanasie, procréation assistée, don d’organes, … institution du mariage, le féminisme, la démocratie, l’économie libérale, technocratique, socialiste, malthusianisme… qui toutes sont parties de théories scientifiques.

 

Au prochain épisode !

 

 

Partager cet article

Repost 0
Publié par Nicolas Sègerie Laboratoire Pluridisciplinaire Giordano Bruno - dans Fondamentaux
commenter cet article

commentaires

Présentation Du Laboratoire

  • : Laboratoire Pluridisciplinaire Giordano Bruno (édition de Nicolas Sègerie)
  • Laboratoire Pluridisciplinaire Giordano Bruno (édition de Nicolas Sègerie)
  • : Un laboratoire scientifique indépendant dont les axes de recherches concernent:les polémiques du "réchauffement climatique";Les climatosceptiques;la théorie des Anticyclones Mobiles Polaires;les risques liés à la pollution atmosphériques; d'autres risques géophysiques et anthropiques...Son siège est à Lyon en France.
  • Contact

  • Laboratoire Pluridisciplinaire Giordano Bruno
  • Cette structure de recherche et de documentation scientifique est de forme associative.
Sa vocation est la compréhension et la diffusion de thèmes de recherches qui ne peuvent se développer dans les contextes défavorables sous influences de lobbys.
  • Cette structure de recherche et de documentation scientifique est de forme associative. Sa vocation est la compréhension et la diffusion de thèmes de recherches qui ne peuvent se développer dans les contextes défavorables sous influences de lobbys.

Liste D'articles

Liens