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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 17:18

Alors que l'on constate les dégâts suite au tsunami de la faille tectonique au large du Japon, et donc prévisibles, viendront bientôt à toucher au delà des ouvriers sacrifiés, toute la population japonaise pour longtemps, et ensuite par la diffusion globale de cette pollution atmosphérique.

 

Retournons-nous un instant sur ce qui s'est passé en Europe après la catastrophe de Tchernobyl:

La catastrophe de Tchernobyl n'est (présent) pas seulement une catastrophe soviétique, c'est une catastrophe mondiale, mais d'abord européenne. C'est pour pousser le soviétisme vers sa destruction que l'Occident à pousser les responsables à faire des tests inutiles pour démontrer la capacité russe de contrôle des installations, mais qui se sont révélés efficaces pour la destruction du "mur de Berlin" et de la sphère communiste.

  

La catastrophe de Tchernobyl a été une pierre angulaire de la chute de l'Union soviétique et des clivages de ce début du troisième millénaire.

  

Aujourd'hui, la catastrophe en chaîne au Japon, dans ce pays si familier des risques en tous genres, doit faire prendre conscience que la transparence des informations liées à l'énergie et aux sphères supertechnologiques doit être garantie, non seulement aux populations concernées, mais à la population et la communauté scientifique mondiale. On ne peut plus se contenter de faire confiance aux seules sphères de l'économique, avec toutes les bourses qui s'affolent.

 

Remarquons que cette catastrophe s'est produit  alors que les systèmes automatiques des différents réacteurs ont amorcé leur arrêt, c'est à dire dans des conditions tchernobyliennes, même si les réacteurs sont différents. 

 

Les états ont des frontières dans le droit international issus de la Seconde Guerre Mondiale, mais rien n'arrête les nuages porteurs de substances radioactives. Et ce n'est pas les modèles de circulation atmosphérique désués (Anticyclone Mobile Polaire (AMP) - par son auteur Marcel Lerouxqui vont empêcher la radioactivité de se propager dans l'hémisphère sud!

 

Or depuis les premiers essais sur les soldats américains dans le désert du Névada (premiers cobayes humains), puis les victimes de Hiroshima et Nagasaki (autres cobayes qui ont servis de référence pour les unités d'irradiation modernes), puis toutes les autres victimes des essais en Australie (les Aborigènes comme les Bédoins d'ailleurs), en Nouvelle Zemble, au Kazakstan, au Sahara, en Micronésie (Bikini aux Marshall...), en Polynésie ou dans l'Atlantique sud ou au large de l'Afrique du Sud, toutes les victimes directes ne sont que peu en nombre devant l'ensemble des victimes que constitue l'Humanité, tant les radiations ionisantes touchent le patrimoine génétique de l'ensemble de la population mondiale.

 

Le monde entier a donc une responsabilité, l'Europe en premier lieu pour ce que se passe encore dans ses murs en Biélorussie et en Ukraine, dans le traitement des malades, des sacrifiés qui retardent encore peut-être une autre reprise des réactions en chaîne, les enfants génétiquement touchés visuellement difformes ou non. Et maintenant au Japon,

 

L'Europe laisse la Biélorussie d'aujourd'hui dans l'oubli. Pourquoi sinon pour faire oublier que le nucléaire peut être dévastateur? L'Europe avait prévenue la Paix, puis l'économie, il faudra penser aussi à la santé!

 

Je me souviens du moment où j'ai appris cet accident de Tchernobyl dans ma chambre d'étudiant en physique en avril 1986 rapportant cet événements à l'impact d'alors des bombes sur le Japon. J'étais conscient du drame qui allait se produire. Alors aujourd'hui, je suis effrayé encore plus par le comportement irresponsable de la "Communauté Internationale" pour oublier de soutenir les victimes directes. D'autres victimes viendront, comme en ce moment au Japon, car ce désastre génétique aura des conséquences irréparables. Aussi, aurait-il été normal et nécessaire que des laboratoires suivent avec les moyens adéquats les séquelles des pathologies "Tchernobyliennes", et pas seulement dans les plaines slaves, en France par exemple, un seul exemple, le cancer de la thyroïde existe aussi!

 

La fondation de laboratoire avec ce but en Biolorussie a échoué; faute de soutien politique en France comme en Russie. Européens, qu'attendons-nous? La Biélorussie n'est pas dans la Communauté, elle ne risque pas de réunir les critères...mais elle est bien dans l'Europe...elle!

 

Le Japon est quant à lui dans une situation similaire, sous nos regard agars, et dans la panique des fuyards, alors que la communauté internationale a l'obligation morale de se souvenir du mois d'août 1945. Les séquelles existent encore aujourd'hui, mais oubliées dans le concert des enjeux géostratégiques, d'abord la Guerre Froide, puis ensuite, les rivalités multipolaires.

 

Lorsque l'AIEA (agence internationale de l'énergie atomique, aux mains de quelques états au détriment de l'ensemble des états de la convention) se pavanait en Irack pour s'occuper des pseudo armes de destruction massive, ne vallait-il pas mieux se préoccuper de savoir si le risque de tsunami au large d'une des failles tectoniques les plus importantes de la planète pouvait avoir un impact sur la kirielle de centrales nippones? Le débat d'aujourd'hui aura pour enjeu de savoir si les instances de l'Organisation des Nations Unies servent encore à quelque chose! (pas besoin d'ouvrir un autre paragraphe sur les conflits en Afrique du Nord ou au Proche et Moyen Orient au sujet du "Printemps arabe")

(mise à jour: il y a eu des avertissements de l'AIEA, mais dans quelles conditions: http://labo-giordano-bruno.over-blog.org/article-fukushima-des-avertissements-non-suivis-69598821.html)

 

Nous avons besoin de l'énergie nucléaire, c'est évident. Et ce ne sont pas les pseudo-écologistes de tout poils qui vont changer cela en faisant croire que le débat démocratique n'a pas été respecté jadis. Au sortir de la guerre, l'indépendance stratégique, militaire comme énergétique, a été un élément de poids dans le concert des Nations depuis la Guerre Froide. En France, les crises pétrolières ont pu être plus légères. Hypocritement, certains état comme l'Allemagne où tout a été fait pour la priver d'énergie nucléaire, achète néanmoins son électricité à ses voisins. L'argument "écologiste" relatif au "(pseudo)-réchauffement climatique" ne tient pas; il n'est que factice!

 

Tout a pourtant été tenté pour empécher certaines nations d'avoir l'indépendance et les guerres expliquées comme des décolonisations telle celle dite d'Algérie en est une illustration. Chaque zone d'extraction minière intéressante se retrouve en butte à des conflits armés par des organisations liées à des états dont l'intérêt est évident. Les essais nucléaires du Sahara n'ont pas seulement gêné les bédouins, inconscients des risques; les puissances détentrices de la "bombe" en 1960 s'y sont aussi opposées. Allaient-elle le montrer officiellement? Ce qui étonne encore sur ce conflit ne peut-il s'expliquer par cette hypothèse? L'histoire de la Bande à Bader, des Brigades Rouges, ou au Japon et bien d'autres groupuscules extrémistes instrumentalisés a fonctionné à merveille pour effrayer dans le contexte antisoviétique, de même que plus récemment, dans les manipulations du terrorisme international à la sauce islamisante et discriminante des filières obscures d'un Ben Laden.

 

Il faut maintenant moraliser les questions énergétiques, et pas seulement en opposant seulement à certains états dits voyous de se doter pour assurer leur développement. Comme pour les Gaz à Effet de Serre, limitant la capacité des états par leur autocontrôle économique (les évaluation en terme de tonne de CO2 ne sont que des évaluations de la consommation énertéique, et non de polluants au sens toxique). Moraliser les questions énergétiques, cela signifie faire en sorte, écologiquement (Ecologie - Développement Durable - Environnement : L’ère des grandes confusions environnementalistes. ), que l'énergie soit réellement partagée et profitable aussi aux populations dont les besoin fondamentaux ne sont pas garantis et que les indicateurs internationaux soient réellement en relation avec le sujet concerné. C'est loin d'être le cas! (Du Sommet de Copenhague à Cancún sur le climat, ils n'ont rien compris! )

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Publié par Nicolas Sègerie Laboratoire Pluridisciplinaire Giordano Bruno - dans Pollution atmosphérique
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  • : Laboratoire Pluridisciplinaire Giordano Bruno (édition de Nicolas Sègerie)
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