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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 08:58

La météorite tombée sur l’Oural serait la plus grosse du siècle !

(à partir d'un article de Olivier Laskar de Sciences et Avenir: http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/espace/20130218.OBS9266/meteorite-de-l-oural-la-plus-grosse-du-siecle.html)

 

PORTRAIT-ROBOT. Quatre jours après la catastrophe russe, on commence à en savoir davantage sur la météorite qui s’est écrasée dans l’Oural le 15 février 2013, à 9 h 25 (heure locale) faisant plus d’un millier de blessés.

Si aucune station d’observation n’a vu surgir le monstre des confins du ciel – « il est passé dans les mailles du réseau de surveillance » nous confiait l’astronome François Colas – c’est un autre type d’instrument scientifique qui permet, a posteriori, d’en tirer un portrait-robot.

 

INFRASONS. Il s’agit d’un réseau mondial de capteurs sensibles aux ondes infrasonores. Cet équipement du CTBTO (« Comprehensive Nuclear-Test-Ban Treatu Organization », l’Organisation du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires) a vocation à détecter… tout essai nucléaire, quel que soit l’endroit où il ait lieu dans le monde !

 

Parmi ces capteurs à infrasons, le plus proche de Tcheliabinsk, la ville industrielle de l’Oural frappée de plein fouet par la catastrophe, est ainsi situé en Alaska, à 6,500 km de là. Seize autres stations ont réagi à l’événement : l’ensemble des données a été analysé par l’équipe de Peter Brown, de l’université de l’Ontario, au Canada.

Verdict des chercheurs : la météorite de Tcheliabinsk est la plus grosse du siècle.

 

« C’est le plus gros objet à avoir percuté la Terre depuis la météorite de la Toungouska » - Margaret Campbell-Brown, astronome de l’universite de l’Ontario (Canada), citée par la revue Nature, faisant référence à la catastrophe survenue en Sibérie en juin 1908.

 

Les chifffres-clés de la météorite russe selon ces chercheurs :

 

-       Un diamètre de 17 mètres : le tiers de l’astéroïde 2012 DA 14 qui a frôlé sans encombre la Terre ce même vendredi 15 février.

-       Un poids de 10 000 tonnes.

-       Vitesse d’entrée dans l’atmosphère : 18 km par seconde.

-       Il s’est écoulé 32,5 secondes entre l’entrée de la météorite dans l’atmosphère et sa désintégration en une myriade de fragments.

-       L’énergie libérée par l’entrée dans l’atmosphère est évaluée à 500 kilotonnes.

(càd 25 fois la bombe d'Hiroshima, heureusement que l'atmosphère est là!)

 

FRAGMENTS. Les restes de la météorite pourraient être désormais au fond du lac Tchebarkoul, à proximité duquel des scientifiques de l’université de l’Oural ont trouvé une cinquantaine de fragments qui pourrait être ceux de l’objet céleste dévastateur.

 

 

***********************

A partir d'un article de Sciences et Avenir: http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/decryptage/20130215.OBS9057/entretien-questions-autour-de-la-meteorite-russe.html

"La météorite russe est passée entre les mailles du filet de surveillance"

Créé le 15-02-2013 à 11h57 - Mis à jour à 16h57

Pourquoi la météorite de l'Oural n'a-t-elle pas été repérée par les observatoires qui scrutent le ciel ? L'astronome François Colas (CNRS) répond à Sciences et Avenir.

 

Entretien avec François Colas, chargé de recherche au CNRS à l’Institut dmécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE).

 

 

 

Sciences et Avenir : Au vu des images de cette météorite russe, que peut-on déduire ?

François Colas : Il semble qu’il s’agisse d’une météorite de taille importante. Sans doute entre 5 et 10 mètres lorsqu’elle a pénétré l’atmosphère terrestre. Elle s’est ensuite fragmentée durant sa chute en morceaux plus petits qui ont été fortement ralentis par le frottement avec l’air. En effet, plus un objet est petit, plus sa masse diminue par rapport à sa surface, et plus il est sensible à l’effet des forces de frottement. C’est d’ailleurs pour cette raison que vous pouvez lancer un caillou beaucoup plus loin qu’une poignée de sable. Sous l’effet de cet échauffement, les fragments de météorite dégagent alors cette intense lumière que l’on peut observer à l’image.

 

S&A: Cette météorite russe accompagnait-elle l’astéroïde 2012 DA 14 dont le passage est attendu ce soir (article paru le 15 février)?

Absolument pas. En effet, étant donné la position du soleil dans cette vidéo amateur, on peut constater que la météorite russe se déplace du nord vers le sud, soit exactement la trajectoire opposée à celle de l’astéroïde 2012 DA 14. Il ne s’agit donc pas de la même famille d’objets. En revanche, leur composition (roche, glace, métaux) peut, elle, être très voisine.  

 

[Commentaire du LPGB: En considérant que cette météorite a sans doute été perturbée par son rapprochement avec la Terre (et la Lune), mais il y a longtemps, comme le sera l'astéroïde 2012 DA 14 le 15 février, on ne peut pas dire qu'absolument il n'y a pas de rapport sans plus d'analyse. Seule l'échantillonage de l'astéroïde "qui nous a échappé" en comparaison avec les morceaux de météorite que l'on collecte en ce moment pourront, et encore pas sûr, tranché sur le lien entre les deux. Il faut attendre ces résultats. Il est néanmoins clair qu'à partir des trajectoires finales, les deux corps ne sont pas arrivés groupés comme c'est souvent le cas dans les pluies de météorites.]

 

S&A: Comment se fait-il que personne ne l’ait vu venir, en dépit des programmes de surveillance ?

Parce-que que cette météorite est suffisamment petite pour passer à travers les mailles du filet de surveillance. En effet, les programmes se focalisent en priorité sur les corps célestes de plus de 100 mètres, susceptibles de provoquer des dégâts catastrophiques en cas de chute sur Terre. Ceux qui, comme cette météorite russe, mesurent moins d’une dizaine de mètres, ne font pas l’objet de la même attention. Et c’est presque toujours par hasard qu’on en capture l’image. C’est d’ailleurs pour cela que nous sommes en train de mettre en place le programme Fripon (Fireball Recovery and Inter Planetary Observation Network). Celui-ci consistera en un réseau d’une centaine de caméras qui seront placées un peu partout dans l’hexagone. L’objectif de ce maillage est d’avoir enfin la possibilité d’enregistrer les trajectoires de ces objets afin de pouvoir en retrouver plus facilement les morceaux.

 

Le 14 juin 2002, un l'astéroïde “2002 MN” de 120 m de diamètre, a frôlé la Terre à 120 000 km (soit seulement 1/3 de la distance Terre-Lune), et n'a été repéré que trois jours après son passage. La flèche rouge matérialise sa trajectoire. Noyé dans la lumière du soleil, il était à peu près impossible à détecter. Crédits : Steven Simpson - Sky&telescope

 

[Commentaire LPGB: ce qui confirme l'analyse de l'article précédent sur le danger sous estimé du risque météoritique].

 

S&A: Comment s’effectue cette surveillance des objets célestes ?

Elle s’effectue à l’aide de télescopes dans des observatoires, principalement situés dans l’hémisphère nord. L’observation est automatisée : les télescopes enregistrent à intervalle régulier l’image d’une même portion de ciel puis comparent si quelque chose a changé d’une image à l’autre. C’est ainsi que l’on repère un objet en mouvement dans le ciel. Mais cela prend beaucoup de temps. Un observatoire comme celui de la Sagra, en Andalousie couvre l’intégralité de la demi-sphère céleste qu’il peut observer seulement deux fois par mois. On a tendance à l’oublier mais le ciel est très vaste… Pourtant, cet observatoire est l’un des plus productifs en Europe. C’est lui qui a repéré l’astéroïde 2012 DA 14. La plupart des autres programmes d’observation se trouvent aux États-Unis.

 

[LPGB: il est nécessaire que la couverture en observatoires dédiés dans l'hémisphère sud, voir polaire, soit aussi complète. La fréquence des clichés de toute manière est largement insuffisante pour ces petits corps à la fois dangereux et indétectables.]

 

On compte une dizaine de programme d’observation des astéroïdes de par le monde. Le LINEAR dans le Massachussetts et le Catalina Sky Survey en Arizona comptent parmi les plus importants. En Europe, l’Italie héberge le CINEOS, et l’Espagne la Sagra Sky Survey (ici sur l'image) D’autres, comme le  télescope américain Pan-STARRS à Hawaï, qui devraient entrer prochainement en service. Crédit : Catalina sky survey

 

[LPGB: Il est donc important de donner aux astronomes des moyens plus conséquents pour travailler à ce crible spatial ! Le jeu en vaut bien la chandelle, non?]

 

S&A: Avec quelle fréquence tombent des objets tels que cette météorite russe ?

Pas facile de faire une réponse précise. Certains de mes collègues parlent d’une fois tous les 10 ans, d’autres d'une fois par an. Comme je vous l’ai dit, on connaît mal ces objets et de ce fait, les statistiques ne reposent que sur un petit nombre d’observations. Des objets de cette taille peuvent tomber régulièrement dans les océans sans que personne ne s’en aperçoive.

 

S&A: Quelle est la différence entre un astéroïde et une météorite ?

Un astéroïde est un corps céleste qui se déplace dans l’espace. Ce n’est que lorsque ce corps céleste tombe sur terre que l’on parle de météorite. 2012 DA 14 se contentant de passer près de la Terre est donc un « astéroïde », tandis que le caillou qui est tombé sur la Russie est une « météorite ».

 

Propos recueillis par Erwan Lecomte
Sciences et Avenir
15/02/13

 

LPGB: Merci à S&A pour leurs articles mieux documentés que dans certaines autres publications et les plateaux de radio ou télé qui feraient mieux de se renseigner pour donner une information de cette létalité potentielle tant ils ne sont pas compétents dans un domaine scientifique comme celui-là (ce qu'on ne leur reproche pas).

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Publié par Nicolas Sègerie Laboratoire Pluridisciplinaire Giordano Bruno - dans Astrotectonique
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AlainMocchetti 12/10/2017 22:50

CALCUL DE L'ENERGIE Q LIBEREE PAR L'IMPACT DU METEORE DE TOUNGOUSKA
Le météore de Toungouska, désigné par l'Union astronomique internationale comme superbolide de Toungouska, est un météore ou bolide qui a été observé dans le ciel de la Sibérie, au-dessus du Lac de Toungouska, le matin du 30 juin 1908 à environ 7 h 13 locales (1 h 13 UTC). D’un diamètre d’environ 20 mètres et d’une masse estimée de 7 000 à 10 000 tonnes, le bolide s’est fragmenté dans l’atmosphère, entre 5 et 10 kilomètres d’altitude. Le phénomène a libéré une énergie estimée par le JPL à 13200 kilotonnes de TNT soient 13,2 Mégatonnes de TNT (environ 900 fois la puissance de la bombe de Hiroshima, ou environ 30 fois plus que l'événement de la Tcheliabinsk), créant une onde de choc qui a fait tomber un mur et un toit d'usine, détruit des milliers de vitres et de fenêtres de la région et blessé près d’un millier de personnes, principalement à Toungouska. Des fragments de l’objet ont créé des cratères d’impact près de Tchebarkoul et Zlatooust. Il est aussi remarquable que la trajectoire de la météorite ait été filmée par de très nombreux témoins, dont les images se révèlent précieuses pour les scientifiques
Alain Mocchetti
Ingénieur en Construction Mécanique & en Automatismes
Diplômé Bac + 5 Universitaire (1985)
UFR Sciences de Metz
alainmocchetti@sfr.fr
alainmocchetti@gmail.com
@AlainMocchetti

AlainMocchetti 12/10/2017 22:49

LE METEORE DE TOUNGOUSKA A PERCUTE LA SIBERIE LE 30 JUIN 1908
Un Géocroiseur de moyenne taille a percuté la Russie en Sibérie à TOUNGOUSKA le 30 juin 1908 à 9h20. Faute de renseignement, je ne suis pas en mesure de vous donner la masse M et la vitesse relative Vr du Géocroiseur. Comme ce géocroiseur a percuté la Terre, quelles en a été les conséquences ? L’Energie cinétique du Géocroiseur = 1/2MVr² a t elle été convertie en une explosion sur Terre de plusieurs centaines de MégaTonnes de TNT ? Je vais faire des recherches sur la Toile pour connaître la masse M, la vitesse relative Vr du Géocroiseur et calculer Q l’intensité de l’explosion à Toungouska. L’équivalent de la NASA Russe a suivi cet Astéroïde dans sa trajectoire et doit connaître les 4 paramètres fondamentaux qui nous intéressent au plus haut point :
- Sa Masse M,
- Sa Vitesse Relative Vr,
- Sa composition physico-chimique,
- Sa Trajectoire Relative vis-à-vis de la Terre.
Nous avons vu antérieurement que le Géocroiseur APOPHIS provoquerait en cas de collision avec la Terre une explosion de 150 MégaTonnes de TNT. Soit une explosion dans un rayon 300 km, les vitres seraient brisées dans un rayon de 1000 km.
Suite dans une Rubrique LE METEORE DE TOUNGOUSKA A PERCUTE LA SIBERIE LE 30 JUIN 1908 où j’indiquerai la Masse M et la Vitesse Vr et où je ferai le calcul de la puissance de l’impact avec notre planète. La collision aurait pu être évitée en déviant l’Astéroide de sa trajectoire initiale. Les éléments de réponse figurent dans la Rubrique LA NASA VA TESTER SON SYSTEME DE DEFENSE FACE A L'ASTEROIDE 2012 TC4, le 12 Octobre 2017 lors de son passage au plus près de la Terre. Cette Rubrique figure sur le mur du Journal Facebook de DAVID MOCCHETTI.


Alain Mocchetti
Ingénieur en Construction Mécanique & e Automatismes
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Sa vocation est la compréhension et la diffusion de thèmes de recherches qui ne peuvent se développer dans les contextes défavorables sous influences de lobbys.
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