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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 06:19

Ce n'est pas tous les jours que l'on peut avoir des retours aussi directs en France sur le drame qui se joue depuis déjà plusieurs années en Irak et la région. Il y a quinze ans auparavant, déjà s'exilaient à Lyon des réfugiés d'Irak, des chrétiens, qui pourtant avant vivaient en bon voisinage avec leurs voisins sunnites ou chiites, mais que les conflits du golfe et prochoriental et leurs conséquences ont détruit. Paix qu'il faut rechercher par des moyens bien dimensionnés.

Je transmet l'annonce suivante en provenance des réseaux lyonnais, pas seulement à l'intention des chrétiens:

 

Monseigneur Petros Mouché, archevèque de Mossoul en exil à LYON ce week-end

 

Le Jumelage Lyon-Mossoul vous informe !


- Les évêques de la province de Lyon invitent à une journée de jeûne et de prière pour les chrétiens d'Orient vendredi 20 mars.


- Rassemblement silencieux en soutien aux chrétiens d'Orient, en présence de Mgr Petros Mouché, archevêque syriaque-catholique de Mossoul (Irak),ce vendredi 20 mars, à 18h30, sur le parvis de la primatiale Saint-Jean, Lyon 5ème.

Rassemblement suivi de la Messe, à 19h, à la primatiale Saint-Jean.


- Dans le cadre de la retraite diocésaine, participez à la soirée-témoignage avec Monseigneur Petros Mouché, le samedi 21 mars à 20h30 en la basilique de Fourvière. Monseigneur Petros Mouché interviendra en français.

 

Merci de transférer largement ce message.

[La difficulté au Proche Orient nous touche personnellement]

 

Anne LORNE

Jumelage Lyon-Mossoul

lyonmossoul.fr

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Publié par Nicolas Sègerie Laboratoire Pluridisciplinaire Giordano Bruno - dans Géopolitique
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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 01:51

 

Pendant que s’achève le film continu et discutable au plan de la sécurité des otages de la chasse à l’homme des massacreurs du journal satyrique Charlie-Hebdo, et que déjà finit l’analyse endogène des pratiques médiatiques qui saturent les esprits, et que des centaines de milliers de personnes suivent l’état de pétrification compassionnelle créé par les assassinats, nous avons l’obligation de prendre du recul par la raison et rechercher les causes de cette menace djihadiste dont ce n’est pas la première mise à exécution. Elles sont connues pourtant elles apparaissent comme des tabous.

 

Les journalistes dessinateurs de Charlie-Hebdo étaient prévenus. Un système de protection, qui s’est révélé inefficace, était mis en place. Les familles des caricaturistes vivaient dans la peur. Une fatwa d’un prédicateur du Yémen, on ne saurait dire un imam au sens islamique, appelait à « venger le Prophète » depuis que le journal avait publié en 2005 certaines des caricatures d’un autre journal, Jyllands-Posten, danois celui-là, qui doit aujourd’hui renforcer sa sécurité. Faut-il aller jusqu’au bout de tout militantisme, sinon est-ce du militantisme ?

 

Beaucoup de concitoyens estiment, tout en n’étant pas musulman, qu’on se doit de respecter autrui, entre autre les musulmans, dans un pays qui se dit laïc de par ses institutions. Evidemment, d’inspiration libertaire, au nom de la liberté revendiquée par tous, les caricaturistes ont développé un mode d’expression outrancier et ont pris des risques, qu’ils savaient périlleux. D’autres les assureraient inconsidérés, suicidaires. Mais faut-il capituler devant une oppression terroriste ? Le principe de l’existence même de l’état de droit préconise que non. Le sacrifice en vaudrait la chandelle mais tous n’ont pas le courage de l’envisager.

 

Ceci dit, les rédacteurs de cette fatwa rappellent les événements de ces dernières années en Irak, en Syrie, en Palestine, en Afghanistan, en Somalie, au Yémen, en Egypte, en Tunisie, en Libye, en Birmanie, au Nigeria, en Indonésie, en Indes, en China, au Caucase. Ils évoquent une sorte de croisade renversée visant Rome et Constantinople, aujourd’hui Istanbul, indubitablement fer de lance de l’OTAN et support des opérations militaires contre « l’Etat Islamique ». Objectivement, ces rappels sont des réalités que des civils ont été tués, de façon effroyable, malgré les « lois de la guerre », dans combien de pays avec ces guerres du Golfe, du Proche et Moyen Orient et d’Afrique saharienne, orientale ou centrale, que de nombreuses victimes ont été faites qui auraient pu être évitées, mais que les propagandes politico-militaires ont tenté de minimiser.

 

Par contre les journalistes scandinaves ou français, et tous, revendiquent la liberté d’expression, quelle que soit le sujet, ce qu’il faudrait vérifier, et ne capitulent pas à la pression et à la peur. C’est le sens de cette manifestation à l’échelle européenne ce dimanche 11 janvier, manifestation d’unité, en présence de nombreux chefs d’état invités ; où le président de l’Autorité palestinienne et le premier ministre du gouvernement israélien marchent ensemble ; ou juifs, musulmans et chrétiens s’embrassent miraculeusement en des grappes fraternelles ; où les civils acclament, ce n’est pas banal, les policiers et les gendarmes. Mais où tout le monde n’était pas invité d’abord à l’échelle de la représentante de la municipalité de Paris, et à l’échelle nationale par le président. Cela doit poser question : y-a-t-il des partis non républicains ? Sont-ils ou faut-il les interdire ? Est-ce cela l’unité qui déborde de l’extérieur, mais n’est pas atteinte de l’intérieur ? Faudra-t-il en tenir compte pour les prochains scrutins en mars en toile de fond de la « com » à la fois spontanée et ambiante? Angela Merkel, David Cameron et Matéo Renzi viendront-ils arbitrer s’ils ne sont pas à ce moment là en campagne?

 

Mais les musulmans, extrémistes ou pas, qu’ils s’associent ou non à cette marche contre cette forme de l’islam extrémiste et affichent leur déontologie où la république est loin au dessus de la charria qui inspire ces tenants du néo-califat, voient tous néanmoins d’un mauvais œil toute image de Dieu ou du Prophète Mahomed ; a fortiori si c’est de manière caricaturale, interprétée comme injurieuse. C’est une caractéristique de la civilisation islamique qui s’incarne dans son art et le droit à l’image des familles musulmanes est scrupuleusement respecté dans les établissements scolaires de notre laïque république alors pourquoi avoir un mode de réaction différent pour les caricatures ?

Cela rappelle l’époque des iconoclastes (détruisant les images) dans la chrétienté byzantine qui s’attaquaient aussi aux dessinateurs de ces icones religieuses. La question de la dialectique du respect des croyances contre le respect de la liberté d’expression se pose, mais comment arbitrer ?

Quand les femens s’exposent seins nus dans les cathédrales en faisant des dégâts, leur procès au contraire d’être une sanction malgré des jugements non équivoques, amende et dédommagements à la clef, sont ovationnées par des soutiens nombreux anticatholiques. Leurs seins, qui s’affichent provoquant alors que beaucoup s’en délectent, pointent néanmoins du téton le problème de la modernité des croyances religieuses, en l’occurrence catholique défiée.

Alors que de nombreux actes racistes anti-arabes ou antimusulmans se multiplient, si une attaque ne serait-ce que linguistique apparait contre un membre de la « communauté juive », si ce terme a un sens dans un état qui s’affiche anti-communautaire, par contre, c’est le tollé médiatique et politique, la sanction judiciaire immédiate avec la diligence de ces acteurs structurés et l’appel légitime à l’unité de la Nation.

Inversement, c’est parfois comme « anti-blanc » que la discrimination s’opère, mais là pas de montée de bouclier. Tout comme certains « gaulois » qui veulent qu’on les respecte aussi, si cette conception de l’application de l’égalité des droits du respect des croyants s’expose dans nos médias, pourquoi s’étonner que certains musulmans écervelés animés par la violence et la haine ne passent pas à l’acte ?

 

Ces tensions nous posent une question paradigmatique pour notre civilisation mondialisée : faut-il trouver un syncrétisme religieux qui dépasse les archaïsmes dogmatiques, pas seulement des fils d’Abraham, qui cristallisent les contraintes de la science en une morale pan-cultuelle pacifiée compatible à une laïque gouvernance ? En pratiquant ses exécutions appelées par la sordide fatwa, ces crimes et manifestations posent l’équation nouvelle à résoudre.

 

Le séjour en prison est reconnu comme étant une période d’apprentissage de pratiques mafieuses et de contact des idéologies extrémistes. Il nous faut changer résolument de modèle carcéral de l’aveu même de son dernier contrôleur des lieux de privation de liberté. Souvent même, on constate surpris que la liberté d’expression et de circuler s’éteint quand l’appartenance politique du justiciable est au-delà de la pensée unique. Même la France a son dossier chez Amnesty International, et il n’est pas complet comme on l’a vu concomitamment dans les affaires de "pères perchés" ou de dénonciations de dérives mafieuses. Or ces djihadistes sont passés, eux ou leurs proches, par la case prison.

 

La fatwa criminelle vient du Yémen. C’est un de ces pays qui sur la surface de la planète a été oublié du concert des Nations, où il n’est plus raisonnable de voyager depuis plusieurs décennies car des tribus qui rançonnaient, occupent aujourd’hui le pouvoir partout, malgré la fusion des deux états yéménites dont les difficultés sont restées dans l’ignorance des médias internationaux. C’est pourtant là que furent identifiés certains soutiens à l’organisation al Qaïda. Fallait-il laisser ces deux états aujourd’hui mal fusionnés hors du concert des nations ?

 

Or, lorsque des états sont laissés en pâture aux brigands, cela finit toujours mal :

on a vu le cas de la Biélorussie polluée par les retombées de l’accident provoqué de Tchernobyl (en défiance aux appels au manque de sécurité paradoxalement), indifférence et même blocage d'aide aux populations ukrainiennes pour protéger l’aura des filières nucléaires ;

Tchernobyl en Ukraine, longtemps aussi délaissée... là aussi l'Europe se réveille;

de l’Albanie au large de laquelle les bateaux de criminels passeurs font échouer les nouvelles hordes de naufragés ;

la Lybie qui isolée pendant des lustres est devenue un centre de développement des rebellions subsahariennes et par où passaient aussi les réfugiés et futurs noyés;

La Somalie qui ne vit plus que de la rapine de mer faute d’activités légales depuis que les opérations internationales l’ont quittée, exsangue, propice au développement des crimes chébabs;

le Pakistan, issue de la chaotique partition de l’Indes britannique, non contrôlés par le pouvoir mis en place et ses alliés sont laissées aux tribus de l’Afghanistan voisin, Baloutches, dont les découpages de la décolonisation occidentale n’ont pas tenu compte, terreau « culturel » des incultes talibans (soit disant « hommes du livre »);

le Soudan, on a vu où cela nous a mené ;

la Corée du Nord, qui est laissée dans la misère la plus noire et où le péril nucléaire grandit…

C’est donc une première cause de ces attentats et assassinats : l’indifférence des Nations.

 

Quelles sont les préoccupations des nations Unies ?

Ne pas sanctionner tous les crimes de guerres ;

Organiser le jugement de criminels seulement choisis par le tribunal Pénal International ;

Ne pas reconnaître tous les génocides comme tels ;

Persister malgré les attentes à ne pas traiter les conflits pourtant très localisés comme celui à Gaza, en Cisjordanie, au Kurdistan, en Egypte, au Sahara Occidental, à Chypres, alors qu’une sensibilité particulière semble se préoccuper sur le nucléaire iranien ou coréen, alors que d’autres conflits font des centaines de milliers de morts comme au Congo (« démocratique »), au Darfour, en Somalie, en Papouasie, en Birmanie, ou au Mexique, voire en Centrafrique, sans oublier Syrie et Irak … Le critère de nombre de vies à sauver n’est-il pas le principal critère ? Ou bien la présence de pétrole ou de ressources minières est-elle un critère d’exclusion pour l’application du droit international ? Voilà malheureusement beaucoup d’arguments pour ces djihadistes.

 

Les tueurs de Charlie-hebdo étaient manifestement antisémites. C’est particulièrement parmi celles des causes principales qu’aucun journaliste n’a cité toutes ces journées de cinéma quasi hollywoodien, l’injustice du droit international quand il s’agit de la Palestine et des conflits du Levant et du Proche Orient. En effet, les djihadistes nourrissent leur haine des « juifs et des croisés », en l’occurrence la France, en faisant référence aux sanctions à deux poids, deux mesures, concernant les Israéliens dans leur conflit avec les Palestiniens, c'est-à-dire habitants de l’entité dissymétrique appelée « Autorité palestinienne ».

La sécurité des uns est-elle plus valorisable que celle des autres selon le droit international? C’est un fait que des crimes de guerre sont impunis systématiquement. Les Nations Unies ont la capacité de par leur diplomatie et puissance militaire (ou l’inverse) de faire émerger le plus simple des droits de peuples à disposer d’eux-mêmes. Les uns ont créé leur état, les autres n’y ont-ils pas droit ? Quand la plupart des états ont reconnus la Palestine, pourquoi la France, le Royaume Unis, l’Espagne, les USA, le Mexique par exemple ne l’ont pas reconnue ?

La France, cible des attentats, fait bien partie de ces derniers états. Ces dernières semaines, le ministre des affaires étrangères et le président des français ont semblé encore trainer la pate et refuser aux palestiniens d’avoir même une représentation aux Nations Unies. Le pouvoir politique en France n’est donc pas neutre alors que la majorité des français souhaite cette reconnaissance et cette paix. L’Etat français s’affiche donc comme se laissant influencer par des mouvements qui s’affichent sionistes alors que l’annexion des « Territoires » n’est pas encore réglée. Les djihadistes, notant cette fission dans le droit, en font donc un argument de poids pour leur « croisade » contre « la première fille de l’Eglise » depuis Clovis.

 

Au plan historique encore, il faut dire que la France et le Royaume Uni ont une part importante dans le découpage de cette région Proche Orientale à la fin de la Première Guerre Mondiale, appuyés des italiens et des russes. Les accords secrets Sykes-Picot sont encore une anomalie qu’un siècle de guerres successives n’ont pas effacée et que la carte de la région porte encore avec les frontières de la Jordanie, de l’Irak, du Koweït, de la Syrie, du Liban, Trans ou Cisjordanie ; terme géographique neutralisant celui polémique de Palestine renvoyant aux « lieux saints » que l’histoire a vu objets de cruelles et tenaces disputes. Ces accords infâmes ont découpés et partager le Proche Orient, avec pour velléité des visées sur le pétrole de l’actuel Kurdistan irakien, déjà, là où se développe le conflit de « l’état islamique » ; qui se veut le nouveau Califat, après l’explosion de celui patronné par l’Empire Ottoman déconfit; et la protection du canal de Suez qui à l’époque, et le reste, une voie hautement stratégique pour le commerce vers l’Indes et toute l’Asie maintenant « émergée ». Il est loin le temps des « non alignés » Egyptiens, Indiens, Indonésiens… et du sommeil Chinois. L’Egypte fut entérinée sous tutelle britannique alors que le Maroc passait sous tutelle française. Quand Nasser voulu revenir là-dessus, le conflit de Suez lèvera les troupes françaises, britanniques et israéliennes, au seul bénéfice de celles-ci, après l’échec non militaire, mais politique cuisant des deux anciens colonisateurs, faisant la place à un nouveau que ces accords d’après Première Guerre mondiale préparaient, et que la Seconde entérina par la création acceptée par les puissances vainqueurs maintenant dotées du droit de véto. Ainsi pour les états « arabes », malgré la couteuse reconnaissance par l’Egypte et la mort du président Sadate, celle de la Jordanie elle aussi sous tutelle, comme le géant iranien jusqu’à la révolution des mollahs, son contre coup, c’est une anomalie renforcée par la non reconnaissance de l’état palestinien qui se poursuit. La plupart de ceux qui manifestent aujourd’hui sont pourtant d’accord pour aller vers la paix, mais s’y achemine-t-on si on n’en parle pas ? Si les institutions du concert des Nations bloquent les vrais débats et les bonnes décisions?

Partition-franco-britannique-au-Levant.jpg 

Les guerres fondées sur le mensonge en Irak de l‘existence d’armes de destruction massives alors que dans le même temps, tout le monde sait que l’état israélien détient de nombreuses ogives nucléaires, en se moquant du traité de non prolifération qui s’impose à tous, et étouffe des essais avec la complicité de l’Afrique du sud, l’autre régime d’apartheid. Guerres aussi à visée pétrolière ou gazière pour les compagnies multinationales. Dominique de Villepin qui avait dénoncé l’appel irraisonné à la guerre « de Bush », rappelant celles contre les Aborigènes d’Afrique du Sud ou d’Australie, avait sauvé l’honneur de la France, poussé hors du champs politique.

Malheureusement, à en croire les attaques désormais sur son sol, cette même France suit maintenant les desiderata atlantistes des USA et de leurs alliés en Syrie (par la réserve militaire) ou en Irak (par l’action militaire) avec la Turquie. Celle-ci, toujours aussi militariste est à la place d’honneur, alors que le rôle historique de la France en tant qu’ancienne puissance mandataire, là au minimum, devrait imposer de vraies négociations pour en finir avec les massacres. Et bien, conséquence de la position envahissante des français et des britanniques, les petits états arabes se sont souvent portés à l’alliance avec le contre pouvoir soviétique, et le reste après son démantèlement puisque les russes opposent leur véto, avec les chinois, dès qu’il s’agit d’intervenir directement au nom des Nations Unies en Syrie. Pendant ce temps, l’état qui se dit islamique s’étend au-delà des frontières artificielles d’hier. Et la propagande djihadiste s’étend sur la toile et détournent nos jeunes sans repères. Cette cause historique doit donc être prise en compte et être rediscutée au plan politique à l’échelle internationale. C’est une cause exogène qu’un traitement uniquement franco-centré ne solutionnera pas. Il faut dépasser les contradiction atlantistes et onusiennes.

 

Lorsque les bombes israéliennes pleuvent sur les civils dans l’enclave de Gaza, déjà une enclave dont les conditions d’existence sont surprenantes, cela ne peut qu’abonder la haine, même si cela est présenté comme une réponse, disproportionnées à des ogives plus souvent symboliques que destructrices ou parfois tueuses. Chaque vie n’a-t-elle pas le même prix, incommensurable ? Tout le monde n’a-t-il pas droit à la sécurité ?

 

Lorsque les bombes américaines pleuvent sur les civils irakiens ou syriens, comme hier en Afghanistan ou en Irak, à l’argument qu’il s’agirait de dégâts collatéraux d’actions justifiées au plan militaire, cela ne peut qu’accroitre ce sentiment si l’Etat français par ses responsables ne se lèvent pas prestement. Autre argument.

 

Lorsque les bombes française tombent sur des civils au Mali dans la lutte contre l’alliance du nord entre des mouvements a priori incompatibles, peuples autochtones de la zone sahéliennes qui n’ont jamais été entendus dans leurs revendications de Peuples Autochtones depuis des décennies, djihadistes migrants entre zones de conflits ou brigands de grands chemins, dans une grande confusion des genre, avec des armes venant du conflit à la légitimité contestable en Lybie ; cela ne peut que faire cibler vers le France des attaques et des menaces, et elle particulièrement elle, qui répond après l’inaction depuis la décolonisation si ce n’est par la modalité à visée énergétique « françafricaine », et fait un travail de « nettoyage » en préservant en priorité uranium, gaz,  pétrole, voire diamants. La légitimité du pouvoir des républiques africaines doit elle se gagner comme cela ? Pour les djihadistes, la bande de culture islamique depuis le Sahara Occidental jusqu’au Kashemir, du Kenya jusqu’à Paris, est l’horizon mental du nouveau califat qui doit remplacer le néocolonialisme.

 

Voilà une des causes majeures de la perpétuation des assassinats par ces jeunes ou moins jeunes. On apprend qu’ils ont été éduqués en foyers d’accueil comme souvent lorsqu’on identifie les auteurs de viols, de meurtres en série, ou autres crimes, souvent, ils sont passés par des centres ou des familles d’accueil. La liste est longue dans la chronique judiciaire de ces affaires. Que ce passe-t-il dans ces centres ? La vigilance s’est accrue ces dernières années, mais beaucoup de personnes y ayant séjournés sont encore potentiellement marquées dans leur éducation, parfois extrêmement émaillé d’actes de maltraitance. Les jeunes sortent du centre à leur majorité parfois sans formation. C’est donc écervelés que ces jeunes vont se trouver attirés facilement pour combler leur ignorance et leur manque de repères par les thèses djihadistes en tombant dans les pièges des recruteurs.

 

Si dans les programmes éducatifs, l’islam était étudié réellement comme un fait religieux et historique, culturel et scientifique, tout autant que les péripéties de l’histoire chrétienne ou juive, le sentiment d’appartenance identitaire ne serait pas celui de l’éternelle exclusion du creuset républicain. La reconnaissance, c’est essentiel, c’est ce qu’ont recherché de leurs coreligionnaires ces djihadistes à la kalachnikov en voulant venger le Prophète.

 

Deux des criminels étaient venus dans le Cantal, où était assigné à résidence un autre djihadiste notoire (et surveillé), Djamel Beghal, dans un centre de la fondation Claude Pompidou, épouse de l’ancien président ; est-ce un hasard ? Claude Pompidou avait été mêlée à une affaire de mœurs pour discréditer le futur président d’alors Georges Pompidou. Force est de constater aujourd’hui que cette menace avait portée sur le candidat Pompidou puisqu’il craignait pour la vie de son épouse, soumise à des maitres chanteurs : de quoi irriter ces djihadistes quand les réseaux sociaux multiplient les interrogations sur les réseaux criminels.

 

Une autre cause, soulignée par le silence sur certaines victimes des attentats comme la mort de l’économiste Bernard Maris, la réalité bancaire et ses dérives. Dans l’Islam, existent certaines banques dite islamiques qui essayent apparemment de s’extraire de l’interdiction de l’usure. L’usure est une pratique bancaire interdite dans toutes les religions dites « du livre », les monothéismes, et pourtant, c’est la base du modèle économique occidental. A contrario, beaucoup de communautés préconisent la solidarité. Ce que critiquait l’économiste Bernard Maris pourtant victime des tueurs de Charlie-Hebdo. La succession des crises économiques se basent bien sur la question des dettes, des états ou des particuliers, en particulier les citoyens vivant dans les cités « sensibles » des agglomérations en France auxquels les tueurs se raccordent fatalement de façon identitaire. Ce contraste de modèle économique peut-être aussi un facteur sociologique aggravant la tension des criminels potentiels et leur passage à l’acte.

 

Récapitulons : cause de traitement égalitaire, cause du respect religieux, cause guerrière, cause juridictionnelle internationale, cause énergétique, cause éducative, cause psychologique,  cause pathologique, cause économique, …

 

Certainement, il ne faut pas enterrer trop vite les causes possibles identifiées de nos analyses et la Nation doit faire évoluer le droit, celui réellement dans le cadre laïc des musulmans dans la République, sans plus ni moins ; le droit international, celui des Peuples, à l’exclusive d’aucun ; là celui des communautés chiites ou sunnites d’Irak et de Syrie se pose cruellement autant que pour les Yazidis du Kurdistan ; et les relations nationale ou internationales avec les musulmans et toute la sphère culturelle islamique pour que les terroristes de se multiplient pas et que la bande d’état antidémocrates de s’étende pas ; comme la demande de respect des communautés chrétiennes poussée à l’exil dans le silence depuis des décennies en Irak, au Liban, en Syrie, en Egypte et dans la sphère musulmane, où les états théocratiques saoudiens, qataris ou émiratis ne rendent pas la réciprocité aux autres croyants. Après tout, le père des croyants Abraham aurait aujourd’hui un passeport saoudien.

 

Sans que ces terroristes de Charlie-hebdo en aient eus conscience, ce sont toutes ces questions qui doivent maintenant être posées, sans hypocrisie dans l’esprit d’équité propre au droit. Il en va de la Paix ici comme ailleurs.

 

Nicolas Sègerie (contact: labo-giordano-bruno@orange.fr)

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Publié par Nicolas Sègerie Laboratoire Pluridisciplinaire Giordano Bruno - dans Géopolitique
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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 08:00
affaire-Cassez-trahison-d-etat.jpg

Le spécialiste français de l’Amérique latine Hugues Kéraly a donné de nombreux détails sur cette affaire, bien loin de la désinformation sur l’émotionnel que les médias français ont choisi d’utiliser.

 

information qui n'a pas besoin d'être commentée issue de:

http://french.ruvr.ru/2013_01_26/Reflexions-dissonantes-sur-l-affaire-Florence-Cassez/

 

Il s’avère que contrairement à ce qui est dit, à savoir que Florence Cassez serait victime d’une justice mexicaine cynique et corrompue (le Mexique, cette Russie d’Amérique du Sud ?), celle-ci aurait en réalité visiblement commis des actes plutôt graves. Elle aurait en effet rencontré, par l'intermédiaire de son frère, Sébastien Cassez, Israël Vallarta Cisneros, présenté aujourd’hui comme le kidnappeur en chef d’un gang très violent, le gang du zodiac ou Los Zodiaco. Israël Vallarta serait suspecté d’enlèvements mais aussi de meurtre et est à ce jour toujours incarcéré au Mexique. Lors de leur arrestation en 2005 dans le ranch ou ils séquestraient leurs prisonniers, la police avait découvert des armes et des munitions de guerre, réservées aux forces armées, ainsi que trois otages enfermés dans une petite dépendance de la propriété. Parmi les effets personnels de Florence Cassez, la police mexicaine avait saisi une liste de 20 noms et adresses de familles fortunées de la capitale.

L’une des trois otages était Cristina Ríos Valladares, enlevée le 19 octobre 2005 avec son mari et leur fils, et séquestrée avec son fils, pendant 52 jours jusqu'au 9 décembre 2005. Dans une interview cette victime oubliée des grands médias français déclare que son fils et elle reconnaissent Florence Cassez comme leur ravisseuse grâce à sa voix et son accent et que cette dernière a extrait du sang de l'enfant pour l'envoyer au père et a menacé la mère de la tuer. Alors que les parents de Florence n’ont pas hésité pour leur part à mentir à la presse et au président de la République en affirmant qu’ils ignoraient tout, eux aussi, des activités criminelles d’Israël Vallarta Cisneros au point de ne l’avoir jamais rencontré, des photos publiées dans la presse mexicaine (puis sur des blogs français) semblent au contraire prouver les très joyeuses relations établies entre la famille Cassez et le chef du gang.

 

Le 27 avril 2008, Florence Cassez avait été accusée de quatre enlèvements, d’associations de malfaiteurs et de possession d’armes. Elle avait été condamnée à 96 ans de prison mais la peine effective était en réalité de 20 ans. Le 3 mars 2009, Florence Cassez récolte de sa demande d’appel 40 ans de plus et se retrouve donc condamnée à 60 ans, la peine maximale au Mexique. En mars 2011, son avocat mexicain dépose un recours pour inconstitutionnalité devant la Cour suprême du Mexique. Le 7 mars 2012, quatre juges sur cinq reconnaissent effectivement des irrégularités de procédure, mais seuls deux d’entre eux se prononcent pour libérer la criminelle dont la culpabilité a été établie. Faute de majorité, une nouvelle réunion est prévue. En janvier 2013, une proposition d’annulation de la condamnation de la Française est de nouveau transmise aux juges avec renvoi devant la cour d’appel. Mercredi 23 la Cour examine l’affaire pour la seconde fois et libère Florence Cassez, sans toutefois confirmer son innocence, puisque semblable à la Cour de cassation française, la Cour Suprême du Mexique examine la forme des affaires de justice et non le fond.

Elle s’est donc prononcée sur les vices de forme émaillant le dossier de la Française mais pas sur sa culpabilité.

La politique une nouvelle fois semble avoir été au cœur de l’affaire. Le président Français, l’un des soutiens les plus actifs de Florence Cassez, choisira de dédier l'année du Mexique en France (2011) à Florence Cassez. Cela entrainera la colère du président du Mexique Felipe Calderón qui annoncera le retrait du Mexique de ces manifestations culturelles, entrainant l’annulation de l’événement. Coté Mexicain, Hugues Kéraly affirme avoir discuté avec un jeune ancien ministre du président Felipe Calderón qui lui aurait déclaré : « Florence Cassez ? On l’aurait bien laissé partir en France avant le printemps 2011, conformément à la convention de Strasbourg que nous avons imprudemment signée. Mais Sarkozy nous insulte. Delanoë nous conspue. Alliot-Marie en rajoute des tonnes face à son Parlement. Ce sont eux et personne d’autre qui viennent de condamner la petite Française à perpétuité ! Vous devriez vous en ouvrir à notre ami commun Nicolas Sarkozy, pour raisonner sa fougue, la prochaine fois qu’il viendra prendre galamment de vos nouvelles, au téléphone, dans la cellule de votre prison. »

Mais en décembre 2012, le très conservateur et intransigeant Felipe Calderón (qui avait notamment fait campagne contre la criminalité) voit lui succéder Enrique Peña Nieto.

Florence Cassez est donc rentrée en France, avec les honneurs et en bénéficiant d’une couverture médiatique exceptionnelle. Une foule de journalistes l’attendait lors de son arrivée en France et ceux-ci ont même été conduits dans une salle de presse du pavillon d'honneur de Roissy. C'est là qu'arrivent généralement les personnalités importantes comme les chefs d'Etats. Laurent Fabius lui-même est allé l’accueillir à l’aéroport, accompagné de Frédéric Cuvillier, ministre délégué aux Transports à l'aéroport de Roissy. La mère de Florence Cassez a reçu la visite de Valérie Trierweiler pendant que l’ancienne détenue a été reçue vendredi soir (25 janvier) avec toute sa famille à l'Elysée.

Si les médias français s’emballent, les médias Mexicains eux déchantent en rappelant que Florence Cassez est libre mais vraisemblablement… Coupable !

On peut évidemment disserter des heures sur le cas Cassez et sa culpabilité éventuelle ou non. Nous avons le droit de penser que sa peine est suffisante ou pas. Mais on peut se poser la question suivante : qu’est ce qui peut justifier de tels honneurs pour une jeune femme dont la culpabilité semble plus que probable ? Est-ce une maladresse politique française pour froisser volontairement les mexicains ? Je frissonne en imaginant l’accueil médiatique guignolesque que pourrait recevoir les Pussy Riot si celles-ci, libérées, étaient faites citoyennes d’honneur de Paris voir naturalisées françaises comme le souhaitent certains responsables politiques de la majorité actuelle. Je profite de cette tribune pour rappeler à nos élus que leur travail est en priorité de s’occuper de leur concitoyens et non pas de faire du Buzz médiatique. Ceux-ci feraient donc bien de s’occuper en priorité des 2 216 français détenus à l’étranger, dont 7 sont du reste condamnés à la peine de mort.

Enfin il faut dire je crois à nos amis Mexicains la honte qui frappe les Français. La honte qui frappe la France après l’annulation de l’année croisée entre les deux pays bien sûr mais pas seulement. Au moment où Florence Cassez était reçue comme une star du Show-business, le corps de Yann Desjeux, l’otage français tué sur le site gazier en Algérie, est arrivé lui aussi à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. La dépouille a été accueillie par la famille du défunt lors d’une cérémonie intime. Ce dernier, selon les témoignages d’autres prisonniers, s’est comporté en véritable héros, notamment en rassurant les otages, en détournant d'eux l'agressivité des ravisseurs, et en parvenant même à désamorcer le détonateur de la charge explosive de la ceinture avec laquelle les terroristes l’avait attaché. Pourtant seule la ministre déléguée des Français de l’étranger (SIC) avait fait le déplacement. Yann Desjeux n’a lui pas eu droit ni au pavillon d’honneur, ni à une couverture médiatique nationale que pourtant, il aurait sans doute bien plus mérité.

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Publié par Nicolas Sègerie Laboratoire Pluridisciplinaire Giordano Bruno - dans Géopolitique
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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 18:08

  MISE A JOUR: il reste d'autres otages au Mexique ! (voir en fin de texte)

 

 

***** texte de base******

Alors que l'on attend la décision de la Cour Suprême du Mexique au sujet de Florence Cassez et qu'on attend qu'elle soit souveraine, on ne peut que souhaiter à ce pays de sortir de la crise social et de violence dans laquelle il a été plongé ces dernières années. Or nous avons tout intérêt en Europe à soutenir cet état surprenant et à développer les relations intercontinentales.

 

Pourquoi?

 

Parce que les problèmes des armes aux Etats Unis se retrouvent à passer les frontières et alimentent les trafics (comme en Afrique). Ainsi la cocaïne et d'autres drogues passent par les états d'Amérique latine (Méxique, Colombie, Venezuela, Brésil, Guyana) et les Antilles pour arriver sur le continent européen, parfois par une alte en Afrique.

 

Soutenir le Mexique, c'est lutter pour que nos quartiers ne soient pas des lieux de diffusion de ces drogues particulièrement dangereuses et qui drainent le trafic d'autres substances, sinon illicites, toxiques selon des études toxicologiques incontestables ! (nous y reviendrons)

 

La violence et les enlèvements au Mexique constitue une géographie tellement structurante pour l'Amérique latine et du Nord qu'elle ne peut pas continuer sans influence néfaste à l'échelle internationale.

 

Le président des Etats Unis, Barack Obama, s'est clairement manifesté lors de son allocution d'investiture du 20 janvier pour un contrôle des armes accentué malgré un lobby incroyablement puissant.

 

L'ancien président du Mexique Felipe Calderon, d'après certains méxicains qui s'en sont ouverts à moi, s'était fait élire avec le soutien d'un de ces cartels (celui de Sinaloa; lire par exemple: link). Il a perdu les élections l'an passé et le mandat de son successeur commence avec des dispositions différentes.

 

 

MEXIQUE---Drogue.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(source: http://archives.24heures.ch/actu/monde/gringos-mexicains-unissent-contre-cartels-drogue-2009-03-25)

 

A titre personnel, je préfèrerais qu'une nouvelle ère s'ouvre entre l'Europe et l'Amérique Latine contrairement à l'annulation de cette année franco-méxicaine subitement par la crispation autour de cette affaire Cassez.

 

On peut regretter que cette jeune femme ce soit certainement trop aventurée en développant une relation avec un trafiquant notoire qu'elle a ensuite quitté apparemment. Mais il ne m'appartient pas de rentrer dans un dossier que je ne connais évidemment pas. Quelques soient les prisonniers, étrangers ou mésicains, on peut espérer qu'ils soient tous traités par la justice de leurs pays respectifs avec équité (ce qui n'a pas été le cas dans cette affaire d'après les avis consensuels).

 

J'avais assisté à un congrès de l'Association Latine pour l'Etude des Systèmes de Santé (http://www.alass.org) à Mexico en 2010. J'avais pu étudier combien l'Europe pourrait tirer un bénéfice de l'exemple de México pour gérer correctement la pollution atmosphérique. (Voir: Comparaison intercontinentale des systèmes de gestion du risque lié à la pollution atmosphérique : les cas de Lyon (Union Européenne) et de México (Accord de Libre-Echange Nord-Américain).

 

J'ai vu personnellement combien la violence au Mexique pouvait mettre en péril non seulement les ressortissants étrangers mais aussi et surtout les méxicains entre-eux. J'avais témoigné mais il a été clair que la situation diplomatique en septembre 2010 entre la France et le Méxique ne favorisait pas l'aboutissement d'une procédure. J'ai néanmoins informé l'avocat de Florence Cassez Maître Berthon pour illustrer par ce cas la situation "habituelle" et commune, contexte bien réel encadrant cette affaire.

 

En Europe, nous sommes très chanceux et ne comprenons pas vraiment qu'elle importance peut prendre cette violence au quotidien qui existe dans trop d'agglomérations d'Amérique (du Sud et du Nord) et dans des zones hors contrôle gouvernementaux.

 

J'espère une évolution favorable pour tous ces points:

- la reprise de relation normalisées et anthousiastes entre nos deux états.


- le développement de la recherche entre ces mêmes pays avec l'extension aux échanges inter-continentaux (exemple de la gestion de la pollution atmosphérique).

 

- la prise en compte par toutes les justices du droit international concernant les questions de prisonniers, des Droit de l'Homme, du respect de nombreuses conventions dont on parle à d'autres pages,


- une lutte commune et concertée contre les trafics (armes, drogues, personnes)


- enfin si c'est possible l'espoir pour Florence Cassez.

 

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Mise à jour à 21h55: "Libération immédiate et absolue ! "

 

La Cour Suprême du Mexique a tranché, après un débat riche en arguments juridiques détaillés, aussi pour l'avenir de la justice pour tous.

 

C'est un nouveau fleuve qui vient de naître dans les relations inter-latines.

 

MISE à JOUR 7 février 2013: Je reviendrai ultérieurement sur les incertitudes concernant cette affaires et les dérives politiques qu'elles occasionnent... mais il y a plus grave pour l'instant....

 

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CAR Il y a encore des otages emprisonnés au Méxique:

 

Retrouver Olivier Tschumi, séquestré  depuis le 19 décembre 2010 au Mexique 

La rançon pour sa libération payée, mon frère Olivier Tschumi n'a pas été relâché. L'enquête piétine, les autorités suisses ne peuvent pas intervenir car le Mexique n'autorise aucune intrusion étrangère sur son territoire. Nous demandons au  président du Mexique d'intervenir pour forcer l'enquête à aboutir et pour que la SIEDO remette enfin le contenu du dossier aux autorités suisses selon les accords de l'entraide judiciaire.

 D'origine Suisse, Olivier Tschumi, établi au Mexique depuis 20 ans, a été kidnappé dans une forêt de Cuernavaca alors qu'il faisait son footing avec ses deux chiens. Une rançon de 10'000 dollars a été déposée le 20 décembre selon les ordres des ravisseurs. Olivier n'a pas été libéré comme prévu. Plus aucune trace depuis!

WEB: http://www.scoop.it/t/olivier-tschumi

 Mon frère Olivier est victime d'une guerre des cartels mexicains. Se battre pour lui, c'est aussi s'engager pour la liberté de chacun. Merci de signer également la pétition pour Rodolfo Cazares, chef d'orchestre franco-mexicain enlevé au Mexique depuis Juillet 2011. Sa femme Ludivine Cazares et moi partageons le même désespoir et menons le même combat. C'est ensemble que nous souhaitons remettre nos pétitions au Président du Mexique.

 

link

 

et un chef d'orchestre. Voici le message de son épouse:

 

"Mon mari Rodolfo CAZARES SOLIS, chef d'orchestre franco-mexicain, a été kidnappé le 9 juillet 2011 par un cartel de la drogue au Mexique. Les autorités mexicaines pratiquent la politique du silence, et l'enquête policière piétine depuis plus d'un an.

Mais il y a un espoir. Un nouveau président mexicain, Enrique Peña Nieto, vient d'être élu et s'est engagé à lutter contre le crime organisé en réduisant la violence qui affecte l'ensemble de la population mexicaine. Monsieur Peña Nieto doit construire son image à l’international. Si des milliers de voix s'élèvent du monde entier d'ici son investiture le 1er décembre 2012 pour demander la libération de mon mari, il devra agir.

Rodolfo est retenu contre son gré depuis plus de 15 mois, il est urgent de nous mobiliser pour sa LIBERTÉ.

Rejoignez la mobilisation maintenant, et aidez-nous à atteindre les 10 000 signatures.

 

Signez la pétition et faites passer le message à tout le monde.

Merci !

Ludivine Barbier Cázares et les proches de Rodolfo

Pour plus d'informations :

http://www.scoop.it/t/liberez-rodolfo-cazares

 

Mon mari Rodolfo est victime d'une guerre des cartels mexicains. Se battre pour lui, c'est aussi se battre pour la liberté de chacun. Merci de signer également la pétition pour Olivier Tschumi, séquestré au Mexique depuis décembre 2010 . Sa sœur, Frédérique Santal, et moi partageons le même désespoir et menons le même combat. C'est ensemble que nous souhaitons remettre nos pétitions au Président du Mexique.

 

link

 

N'OUBLIEZ PAS DE SIGNER LEURS PETITIONS !

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Publié par Nicolas Sègerie Laboratoire Pluridisciplinaire Giordano Bruno - dans Géopolitique
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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 18:13

 

Comme nous l'avons indiqué dans un précédent article ( Les vrais enjeux au Mali ) et comme l'indique l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing (link) ou Philippe de Villepin (link), les choses ne sont pas si simples dans le conflit du Mali. La France est entraînée, alors que ce n'était pas prévu dans les orientations politiques présentées récemment par le chef de l'état français ou le gouvernement ou quiconque.

 

Mais une réalité est là.

 

Par un système d'alliance complexe, tout état en Afrique sera amené à se positionner alors que les problèmes conflictuels traversent le continent d'Ouest (Casamance, Guinée Bissau, Côte d'Ivoire, Nigéria, République centrafricaine (Les enjeux cachés en République Centrafricaine), jusqu'à l'Est (Soudan du sud et du Nord, Somalie et ses partitions Puntand et Somaliland).

 

De même qu'en Europe, déjà plusieurs états comme l'Allemagne, la Belgique, le Rayaume Uni, l'Espagne, le Danemark... et toute l'Union Européenne de facto, qui seront rejoints par la Norvège ayant un otage emprisonné.

 

Ce n'est d'ailleurs pas un hasard que cette nuit une attaque de prise d'otage ait eu lieu en Algérie. Ce sont deux simboles qui ont été attaqués:

- l'Algérie elle-même, comme ayant été aliée de certains mouvements sahariens dans divers conflits depuis des décennies, et ayant tourné le dos et donc assimilée à un "état traitre";

- une zone pétrolière, une des composante essentielle de la stratégie internationale en Afrique.

 

La partition qui se dessine concerne plusieurs clivages:

- le clivage religieux qui ne cesse d'évoluer, marqué par l'expansion de l'Islam dans la zone chistianisée (catholique ou protestante selon le passé colonial), où subsistent les religions traditionnelles africaines;


- le clivage ethnique des Peuples Autochtones, en l'espèce et seulement pour maintenant, la revendication Touaregue; mais d'autres Peuples Autochtones pourraient bien les rejoindre...

 

- subsistent encore le clivage lié aux découpages historiques (invasions barbares, Ottomannes, colloniales et les guerres énergétiques récentes) alors qu'ont disparu les logiques pré-colloniales proprement africaine des Empires du Mali, du Songhaï, de Bournou, de Dahamey, du Ghana, du Maroc...).

 

 

Alliance-et-opposition-MALI-AZAWAD-blog.jpg

 

Le conflit qui se cristalise aujourd'hui risque bien de s'étendre. Les états ambivalents comme l'Algérie (confrontée à la rebellion touaregue dpuis deux décennies), le Maroc (toujours confronté à la question du Sahara Occidental), la Tunisie, la Lybie, l'Egypte (toutes trois dont les gouvernements sont maintenant pro-islamiques après le "Printemps arabe"), voire le Nigéria pourrait bien rejoindre la Mauritanie clairement du côté du front nouvellement fortement islamisé de l'Azawad.


Les états pris dans les alliances liées aux guerres du Rwanda, de l'Ouganda, du Congo Démocratique, de Côte d'Ivoire, les petits états contre leur gré tels Libéria et Sierra Leone, pourraient se retrouver dans une "Coalition sub-saharienne pro-chrétienne" contre une "Rebellion Sahélienne pro-islamique".

 

Avec ses événements, on ne peut s'enpêcher de penser à l'évocation d'une "guerre de civilisation" en bonne marche.

 

Nicolas Sègerie, le 16 janvier 2013.

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Publié par Nicolas Sègerie Laboratoire Pluridisciplinaire Giordano Bruno - dans Géopolitique
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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 01:03

 

(mise à jour 15 janvier 2013)

 

Le Mali est un état que l'on remarque immédiatement quand on regarde pour la première fois dans sa vie un globe ou une carte de l'Afrique. C'est un "papillon" découpé au couteau à travers un continent dont la zone à laquelle on s'attache quand on découvre cette climatologie spéciale, est le Sahara. Novice, on ne comprend pas pourquoi cet état est découpé ainsi.

 

 

Mali en zone sahélienne et saharienne

Carte centrale du Mali (source Michelin, carte ancienne)

 

Climatiquement, le Mali occupe aujourd'hui une zone qui dans un passé pas si lointain était couvert de savane comme l'atteste les nombreuses gravures rupestres que l'on trouve encore dans une zone qui s'étend depuis l'Atlas au Maroc jusqu'au désert aride d'Egypte, en passant par le Niger, le Burkina Fasso (sur cette carte c'est encore la Haute Volta qui est mentionnée dont le nom a été changé par Thomas Sankara), le Mali dont il est question. Les peuples qui y vivaient dans l'actuel zone désertique du Sahara depuis la fin du Néolithique, migrèrent à cause de la fin de la dernière glaciation qui froide et sèche dans les zones plus nordiques permettait d'être plus arrosée au niveaux des tropiques. Ils pratiquaient déjà l'élevage et dûrent se disperser dans les zones aujourd'hui désignées par le Sahel comme le centre du Mali.

 

Apres les troupes Vandales mais bien plus tard, lorsque la Péninsule arabique déferla avec la conquête de l'Islam, les peuples qui se trouvèrent au nord ou au sud soient s'assimilèrent peu ou prou, soient se réfugièrent plus loin dans le sud, soit plus haut dans les montagnes. Ainsi se développa une civilisation du désert, en particulier les Targuis (Touaregs) dont on parle depuis de nombreuses années au Mali comme "rebelles" et non comme Peuples Autochtones (lire l'article AZAWAD de wikipedia: link). 

 

Comme chacun le sait, le statut de la femme dans cette culture est privilégiée (pas comme dans la CHARIA) et les 'hommes bleus" doivent se soumettre au choix exigeant des femmes, comme c'est le cas pour d'autres peuples de la région se cachant eux derrière leur vêtement caractéristique. Véritable matriarcat qui se justifie par la situation de nomadisme des hommes et où les femmes se devaient d'accomplir des tâches de responsabilité en étant confinées dans les "oasis" de verdure. Tout comme d'autres femmes dans d'autres époques qui dûrent suppléer les hommes partis ou décimés au "front"  (Grande Guerre, Vietnam, Afghanistan...). Cette culture a développé des traits linguistiques reconnaissables ( Tifinagh) qui a donné quelques éléments nouveau par le tourisme récent pour développer une économie adaptée à la situation lorsque c'était encore le cas.


 

En effet, car, depuis les événements de la décolonisation avec ce découpage si "tranché" de l'Afrique Occidentale Française négociée avec les puissances européennes du moment; ceux du néo-impérialisme symbolisé par le "Paris-Dakar" qui n'a pas su reconnaître qu'il fallait des réelles retombées locales (outre les malheureux accidentés comme Balavoine dont toute l'affaire n'est pas encore expliquée) au point de migrer en Amérique du sud; le développement du terrorisme international depuis l'invasion de l'Afghanistan, puis l'Irak, ... jusqu'à la Lybie récemment pour des enjeux stratégiques; les forces culturelles en présence, n'étant jamais entendues par la communauté internationale dans ses revendications culturelles spécifiques de cette zone aride que la grande sécheresse des années 1970 a aggravée, a fini par se laisser tenter par les nouvelles forces en présence s'opposant à ces modèles hégémoniques. C'est à dire les "mouvances radicales islamiques" qui se coordonnent de mieux en mieux avec les moyens de la technologie moderne, connaissant un terrain si difficile pour les urbains transméditerranéens. Alors que les "états-nations" reconnus par les états gagnants de la Seconde Guerre Mondiale, enterrinés dans l'Organisation onusienne, restent obtus à entendre le coeur des Peuples, qui tous n'ont pas une entité étatique pour être reconnu, et sont au contraire bien plus nombreux. 

 

Alors voilà que l'on se soucie de destruction "culturelles" de monuments dont le synchrétisme fait la force d'une esthétique reconnue comme étant une des inspirations les plus féconde du Monde Comtemporain, certes importants pour la sauvegarde de l'histoire et des pratiques, mais surtout en constatant les dérives criminelles d'une religion qui normalement professe la Paix (humiliations, membres tranchés, décapitations, viols, rétrogradation sociale des femmes et éducation restrictive ...).

 

Puisque l'Occident n'a pas su reconnaître les PEUPLES AUTOCHTONES DE L'AZAWAD, ce sera avec LA CHARIA qu'il faudra maintenant composer !


Islamistes-au-MALI.jpg

(cartographie Nicolas Sègerie)

 

C'est vrai que l'on voyait bien depuis plusieurs décennies la perte de la sécurité générale pour les ressortissants "nordistes" dans toute la zone saharienne, depuis le Sahara Occidental juqu'à la Somalie, concernés elle-aussi par les derniers événements (et non disjointe comme on tente de nous le faire penser). Et même pour tous les ressortissants chrétiens puisque partout il semble que la vague d'assassinats et d'exactions se fasse plus radicale (Irack, Syrie, Soudan, Niger, Côte d'Ivoire, Egypte, Nigéria, Centrafrique, Indonésie, ...). Seul le Liban ou la Palestine semblent résister, mais difficilement, en offrant des états indivisiblement multiconfessionnels.

 

Et là, plus rien ne semblait contrôlable alors que les pouvoirs des ex-puissances coloniales affichent de plus en plus fréquemment l'abolition de relations corrompues; comme si les autres modes de fonctionnement étaient de toutes manières caducs. Ainsi, il faut intervenir (ou ne pas intervenir comme en Centrafrique Les enjeux cachés en République Centrafricaine ) pour montrer une résistance à une logique d'invasion qui ne semble plus pouvoir s'arrêter... Cette dernière opération ressemblant à un mouvement d'ensemble concerté à bien des échelles pour stopper le fléau planétaire.

 

Alors que la France et les Etats-Unis se retirent d'Afghanistan dont on vient de parler et qui avait été impliqué dans l'hégémonie initiale soviétique pour transiter de par son démembrement par d'autres puissances sans pour autant éradiquer les "talibans", ces fous d'une lecture livresque mais inculte d'interprétations que les cadres religieux récusent avec force pour maintenir le respect interculturel nécessaire à toutes les échelles; où en est-on réellement aujourd'hui?

 

Cela ressemble à la Guerre de Civilisation que certains ont tenté de cacher.

 

En regardant plus précisément le Mali: Bambara dans la région de Sikasso au sud et autour de la capitale Bamako; Songhaï et Dogons au centre; Peuls et Touaregs au Nord et à l'Est. Nous voilà bien dans une configuration qui ne correspond pas à la réalité "ethnique" de base de la mosaïque de ce pays, se répartissant autour au Burkina Fasso, au Niger, à l'Algérie et Mauritanie, voire Sénégal ... Depuis trop longtemps, les gouvernements, aidée ou non, sont des gouvernements issus des peuples sédentarisés surtout Bambara, alors que les peuples nomadisés du fait climatique des zones Nord et Est n'ont jamais droit "au chapitre" de la gouvernance centrale. Ce conflit dans ces bases etniques, est légitimes, alors parler de "rebelles" trans forme la réalité. Bien sûr, les mouvements fédérés ne sont pas tous de la même nature avec les plus pugnaces et récemment organisés (par quels états?) allant au front; les plus anciens, plus proches des mouvements autochtonnes culturels touaregs. Le plus pugnaces sont MAINTENANT d'obédience islamique radicale.

 

Certainement les états européens ont une lourde responsabilité dans le maintien au pouvoir de juntes militaires qui ont participé à priver les maliens de démocratie. Déjà le clivage (d'origine colonial) de la mosaïque malienne est un fait dans les difficultés de cet état pour assumer ses frontières. L'unité malienne peut sans doute être visée, du moins jusqu'à ces derniers événements guerriers ou chaque disparu éloigne un peu plus les chances de solutions.

 

A l'échelle africaine, c'est toute une politique diplomatique intra-africaine, européenne et globale qu'il faut repenser en tenant compte de la nouvelle donne d'une population éduquée, consciente de son histoire et de ses aspirations, appuyée par une diapora au fait des modalités de la démocratie, mais aussi de ses dérives, avec des antécédents "géostratégiques" mondiaux qui proscrivent désormais des logiques néocolonialistes.

 

Si cette intervention française au Mali se défend d'être animée par des "intérêts" (économiques, strétégiques, énergétiques, hégémoniques...), il y a bien des enjeux majeurs qui n'ont fait que trop tarder à être pris en compte, et certains ne le sont pas encore comme une certaine légitimité de reconnaissance de l"Azawad comme entité culturelle autonome.

 

Après la "coloniale, les "indépendances", les "coopérations", les "fonds struturels", l"aide" militaire, le développement réel, avec un échange respectueux de tous, des Peuples, c'est pour quand?

 

Mali central

Carte du Mali central (Source IGN carte ancienne)

 

Le 13 janvier 2013, Nicolas Sègerie.

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 12:32

 

 

La RCA (République Centrafricaine) est un état géographiquement loin de tout, à tel point que beaucoup croient que c'est la "Centre Afrique" comme une zone indéfinie au cœur du continent, en réalité réminiscence des Etats-Unis d’Afrique Latine, couvrant les territoires depuis le Tibesti jusqu’à l’Angola, de Barthélémy Boganda que tout centrafricain s’accorde à avoir été assassiné en 1959 après avoir fondé la RCA sur le seul territoire de l’Oubangui-Chari à défaut de son projet.

 

Afrique Equatoriale Française

 

Projet qui tient compte encore des réalités géographiques du bassin du Congo pour mettre en place une entité économique viable. Pas d'accès à la mer, qui fait du Cameroun ou du Congo des états de passage obligés pour faire quoique ce soit comme commerce par l'accès aux ports de Douala au Cameroun et Libreville au Gabon sur le golfe de Guinée ; états avec lesquels il faut pactiser. Un autre accès à la Mer Rouge eut pu être possible, mais par le Soudan, irréaliste.

 

Il fut un temps existait dans la région le projet d’une ligne de chemin de fer devant rejoindre Ndjamena à Bangui, mais qui n’a pas eu le privilège d’être construite avec autant de cadavres que de traverses que le projet Congo-Océan en 1921-1934 reliant Pointe Noire (Congo actuel) à Brazzaville (qui aurait fait au moins 17000 victimes).

 

Quant au fleuve Oubangui, il n’est pas toujours navigable, plus propice aux inondations. Le choix du site de Bangui a été orienté plus par des intérêts de surveillance de l’autre rive alors sous domination du roi des belges. La ville demeure cependant le point de départ des deux axes : l’un vers le nord (Tchad) et l’autre vers l’est (Soudan) à partir du Golfe de Guinée.

 

Encerclé par plusieurs états en guerre:

 

Le Soudan, République islamique au nord et maintenant Soudan, chrétien, du sud, qui chacun ont fait traverser de nombreux réfugiés avec les conflits au Darfour avec des factions Jajawid à l'islam intransigeant, capable de couper en deux femmes et enfants et de brûler en entier des villages sans le moindre remords. A tel point que des associations se retrouvent à détourner l’attention sur une affaire de « trafic » d’enfants alors que l’essentiel est ailleurs.

 

La RDC (République "Démocratique" du Congo), l'ex-Zaïre longtemps sous domination éhontée belge, qui est plus ou moins envahie depuis longtemps par les états voisins Ougandais ou Rwandais, appuyé par d'autres états importants à l'échelle locale de l'Est africain comme le Kenya, prolongement de la longue stratégie anglo-saxonne pour dominer depuis l’Egypte jusqu’à l’Afrique du Sud. Là aussi, des enjeux miniers au Kivu (Est de la RDC) génèrent des activités guerrières régionales.

 

Le Tchad, quant à lui longtemps en guerre avec la Libye qui revendiquait la "bande d'Aouzou", avec des soubresauts internes nombreux pendant des décennies, et dont le sud est très proche ethniquement du nord de la république Centrafricaine (région de Sarh) ; frontière artificielle qui fut créé lors de la partition de l’Afrique Equatoriale Française, autre colonisateur qui n’avait que faire de l’unité des peuples nouvellement insoumis « dans les indépendances ».

 

Pour beaucoup d’entre-nous, la République Centrafricaine, c’est cet état qui avait un dictateur, Bokassa 1er (mais peut-être pas le dernier), et qui s’est humilié par l’artifice d’un « Empire » au goût démesuré pour un état si peu structurellement doté. Mais dont les richesses pouvaient quand même exister puisque capable de s’échapper par le biais de valises diplomatiques remplies de diamants vers les places fortes diamantaires de l’Europe du nord, à Anvers ou ailleurs. Fuite capable de faire tomber un président français, Valéry Giscard d’Estaing, qui s’est toujours défendu de cette manipulation, mais dont la certitude aujourd’hui ce fait jour quand à la réalité que cette affaire dite « des diamants de Bakassa» avait pu avoir sur le résultat du scrutin qui profita à son opposant de l’époque, François Mitterrand. Serait-ce la seule vocation pour la France de cet état oublié ?

 

Ce dernier président qui ne tourna pas le dos à la FrançAfrique malgré les tergiversations de la Baule jusqu’au scandale de son propre fils dans des affaires d’armes, jetant le trouble sur le pays des droits de l’Homme. Ce ne furent pas les seules raisons en jeu puisque la politique pro-arabe de ce président VGE, liée à la situation de crise pétrolière qu’il a trouvé en arrivant aux manettes en 1974, ne s’accordaient pas avec les enjeux du Proche Orient. Le diamant, une richesse qui n’a jamais profiter aux centrafricains et qui justifierait à elle seule que cet état reste dans la boue des méandres de l’Oubangui.

 

L’uranium était aussi une richesse bien cachée mais bien réelle puisque des accords avec le CEA (commissariat à l’énergie atomique, français) ont été conclus dès 1968 pour le gisement de Bakouma (380 km à l’Est de Bangui). Mais ses accords avec la société française nous réservent encore des détails qui transparaissent dans les échanges actuels entre les différents acteurs du conflit pour ce qui concerne les négociations avec AREVA qui joue le même rôle aujourd’hui.

 

La France est en effet, en pourcentage de ses besoins énergétiques, celui des états qui a le plus besoin aujourd’hui d’uranium pour son indépendance. De Gaulle avait fait ce choix au moment où la plus grande réserve régnait vis-à-vis d’elle de la part les Etats-Unis, la Grande Bretagne et l’URSS qui voyaient mal un quatrième larron dans la cour des états nucléarisés dans le contexte de la Guerre Froide. Déjà on peut se poser la question de la convergence d’intérêt de ces puissances dans le conflit dit de « l’indépendance algérienne » où la question des essais nucléaires du sud Algérien on dut être abandonnés.

 

Depuis la situation de l’uranium en RCA s’est élargi. Accords au moins maintenus jusqu’à Mitterrand et Chirac, remise en cause sous la présidence Sarkozy, mais dont la synergie politique n’a permis de rien changer. Le président Bozizé avait entrepris des négociations avec la Chine sur l’exploitation de l’uranium centrafricain. Mais aujourd’hui, des états comme la Chine et l’Inde veulent eux aussi pouvoir trouver ce minerai « stratégique » au meilleur rendement. On peut penser que d’autres pays nucléarisés ou en recherche d’installer l’électricité nucléaire comme source d’approvisionnement pourrait être tenté par la corruption potentielle régnante et ne trouverait aucun avantage à l’émergence d’un état solide.

 

Donc quand le président centrafricain François Bozizé, en pleine débandade, dans un pays qui n’est plus dirigé qu’à l’échelle de la capitale et sa zone depuis plusieurs années, demande au président Hollande son soutien, on ne peut que comprendre sa réponse « préoccupée que par les ressortissants français en RCA ». La seule région restée sans « rebelles » est celle de l’Ouest, dont la ville de Bouar où est cantonnée la force française liée à ces accords. Bouar est la principale zone diamantifère, (avec celle de Bria au centre) ; cette implantation militaire n’est certainement pas le fruit du hasard. Alors que déjà la société AREVA est emmêlée dans l’affaire des otages du Mali (la plupart salariés de cette société) avec une logique de perte d’influence dans toute la zone productrice de Mauritanie (voir même Sahara Occidental dont le traitement retardé doit bien caché quelque chose) jusqu’au Niger, principal pourvoyeur d’uranium.

 

Ce dernier déjà concernée par des accords chinois et qui a tant fait parler à cette occasion, où des problèmes de pollution au complexe minier d’Arlit, longtemps sous une chape de plomb, sont maintenant connus de tous puisque les mineurs touchés par les radiations ont trouvé des caisses de résonnance internationale « intéressée » pour faire parler de leur situation. Déjà par le passé, des mouvements de peuples autochtones s’étaient manifestés trouvant des relais par les ONG, mais jamais entendus. L’uranium centrafricain sera sans doute mieux garanti pour la société française par un président centrafricain plus proche du nouveau président « socialiste » français. D’ailleurs ceux qui suivaient les affaires du pays centrafricain dans la diaspora majoritairement vivant en France et en Belgique, qui souhaitaient un changement de régime pour pouvoir regagner leur territoire national sans risquer leur vie, savaient bien qu’il n’y aurait rien à faire tant que ce serait le même gouvernement qui mènerait la barre en France, FrançAfrique ou pas.

 

Ce n’est pas par hasard que l’ex-premier ministre Martin Ziguélé, candidat malheureux de la présidentielle contre Bozizé, et proche de la mouvance socialiste, se faisait photographier avec l'actuel ministre des affaires étrangères français, Laurent Fabius, au congrès semble-t-il du parti. Et là, les appels qui viennent de Bangui par le président en poste sont l’objet de risée de la part de l’ensemble des acteurs de la « rebellion ». En matière énergétique et stratégique, les questions paradigmatiques d’indépendance économique voire politique n’ont pas d’effet sinon d’annonce… mais demandent beaucoup de temps pour l’application qui tend vers l’éternité.

 

C’est sûr que la puissance de la France dans la région s’étant effondrée elle aussi depuis les années 1980, d’autres puissances agissent alors avec tous leurs moyens ONG, sectes, diplomatie, entreprises, dont les incontournables multinationales). Ainsi, François Bozizé est évangéliste, et naturellement soutenu par les mouvements américains, même si ceux-ci ferment leur ambassade en laissant leur main sud africaine agir à distance.

 

La réponse du président de la République Française à son hamologue centrafricain est déconcertante : qu’il se soucie de la sécurité des ressortissants Français à Bangui est compréhensible mais de là dire à haute et intelligible voix que la France protège ses intérêts sous-entendu au détriment de la vie de la population de Bangui parmi lesquelles on compte des milliers des femmes et des enfants, est étonnant. Quelle est alors la place du contingent militaire français près des mines ? Le président Bozizé serait alors fondé de clôturer la présence française s'il le pouvait. Monsieur le président Hollande devrait alors saisir l’occasion d’énumérer tous les intérêts français sur le sol centrafricain, leur acquisition, leur gestion, leur compte rendu aux citoyens français des relations avec sa consœur centrafricaine.

 

Mais la richesse centrafricaine ne s’arrête pas là : le pétrole est comme toujours un enjeu majeur ! Des réserves, connues depuis que la société américaine Conocco a mis le doigt dessus vers les années 1969.

 

Or, partout la mappemonde des guerres coïncide avec celle des réserves (Timor, Pérou, Malouines, Nigéria, Irak, Libye, bientôt mer de Chine…). Réserves alimentant déjà la guerre dans le Darfour voisin, et partout ailleurs, identifiées aussi dans le sud Tchad, et à cheval entre les deux pays et la RCA. S’il ne s’en parle pas beaucoup d’ici, du pétrole centrafricain, il existe néanmoins pour ceux qui veulent se garantir un avenir radieux en brûlant des essences dans les berlines d’un modèle révolu. Si on ne peut siphoner depuis un état fort de la région, les nappes pétrolières, elles, n'ont pas de frontières en sous-sol! Une autre raison de maintenir un état faible en Centrafrique.

 

On sait déjà que les tergiversations mafieuses du « réchauffement » supposé « climatique » sont une pression intergouvernementale pour que tous les états, Europe comme pays (dont on regrette le caractère) « émergeants », se serrent la ceinture énergétique pour que d’autres dilapident allègrement pour éterniser tant qu’ils peuvent leur modèle de « way of life ».

 

Les « majors » traditionnelles ont bien été présentes en RCA, même si la rentabilité et la sécurité des sites n’est actuellement pas garantie : Exxon Mobil, Shell, BP, Total, Chevron Texaco et ConocoPhillips … Tout comme au Gabon, dont la gestion étatique est archétypale. Mais aussi Pétrochina et d’autres sans doute.

 

L’or, l’argent et d’autres métaux utiles à nos téléphonies envahissantes sont un enjeu qui touche cette région. Les troubles au Kivu, très proche, et dont on ressent les soubresauts par les hordes de réfugiés jusqu’en l’Est de la RCA, fuyant le RDC (République "Démocratique" du Congo) incapable d’assurer la sérénité sur tout le territoire aux dimensions titanesques (tout comme le Soudan maintenant partitionné, pouvant devenir indépendant car autonome grâce à sa manne naissante).

 

Effet collatéral du « Printemps Arabe », la disparition de la junte libyenne a augmentée la fréquence des armes pour des « rebelles » venus du nord… mais cela fait depuis combien de temps que les peuples autochtones de l’Azawad et d’autres peuples touaregs réclament la prise en compte de leur spécificité ethnique par des états forgés par la colonisation ?

 

Le Sahara était déjà une zone de refuge pour beaucoup de peuples, les Berbères de l’Afrique du Nord ayant fuis dans les montagnes où on les trouve encore dans le Rif, le Haut et l’Anti-Atlas au Maroc, en Kabylie algérienne, dans les Aures algériens ou tunisiens, les montagnes aux confins du Niger, du Mali, de la Lybie ont développé une culture de la résistance…

 

Jamais reconnues, ni par les gouvernements centraux, ni l’ONU, ni les organisations internationales comme l’OIT (Organisation Internationale du Travail) dont la Convention 169 sur les Peuples Autochtones ()link attend la ratification depuis combien de décennies !On ne s'étonne pas que le président Bozizé garantie de ne pas remettre en cause la Chine quant à sa tutelle sur les territoires du Tibet ou du Xin Jian.

 

Alors quand des moyens de paiement viennent du Moyen Orient (dont Royaumes d'Arabie Saoudite ou du Qatar) pour alimenter ce « Printemps Arabe » et que les armes sont devenues disponibles en quantité après une longue période où tout a été fait pour endiguer un islamisme modéré en maintenant les états dans des dictatures bien serviles aux intérêts occidentaux, voilà que tout cela nous éclate à la tête.

 

La Tunisie, l’Egypte et la Libye ont pris un chemin politique naturel dans cette zone.

 

La Syrie prend le même chemin mais cette fois-ci sans interventions directe.

 

Le Mali similaire à la Centrafrique, armée déconfite, sous la pression islamique.

 

L’Algérie, dont le pétrole est exploité depuis longtemps, reste un état « stable » curieusement. Quand au Front Polisario, délaissé par la Communauté internationale qui piétine au Sahara Occidental au profit du Royaume du Maroc, voilà qu’il peut s’exercer au Mali. Décidemment quand on délaisse les droits des peuples autochtones, il faut s’attendre à les retrouver dans les coulisses des nouvelles guerres « stratégiques » qui sévissent depuis celle du Biafra (au Nigéria pétrolier), il faut bien remonter jusque là au moins.

 

Non, ce n’est pas une surprise. Oui, ce qui se passe en Centrafrique était totalement prévisible, (et je l'avais prévu pour les six mois suivant l'élection du président Hollande) puisque le modèle de développement énergétique des pays « développés » dépend de la façon dont les pays « émergeants » sont bloqués dans leur développement « démocratique » par la présence d’armes (qui ne sont pas fabriquées en zone tropicale).

 

situation centrafrique bangui seleka

 

 

La "rebellion" Séléka, en langue nationale sangho « alliance » de la coalition de divers groupes:

 

  • une aile dissidente de la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix)
  • la Convention patriotique pour le salut wa kodro (CPSK)
  • une faction dissidente de l'UFDR (Union des forces démocratiques pour le rassemblement).

 

Rejointes par de nouvelles au fil des événements et des opportunités.

 

Elle agit dans un pays où le pouvoir central n’est pas légitime (push militaire en 2003 contre le président Patassé élu lui démocratiquement), pouvoir soutenu jusqu’à récemment mais cela semble changer, par le Tchad d’Idriss Déby (sans doute en concertation avec Paris) malgré quelques troupes présentes à Bangui. Un « pouvoir » qui ne fait rien et qui exaspère une population qui ne demande qu’à se développer normalement, avoir de l’eau potable, toucher un minimum de revenu sur les multiples richesses du sous-sol de ce pays dont l’histoire est rempli de handicaps. Cet état qui reste l’un des plus pauvres au monde selon l’indice IDH de droit humain intégrant l'éducation et la santé en plus des critères économiques (dans les dix derniers), avec une espérance de vie de 39 ans, de moitié celle des pays socialement les plus avancés comme en Scandinavie.

 

Mais une fois la totalité du pays pris à l’armée (FACA, Forces Armées Centrafricaines), comment va évoluer le processus démocratique de ce pays, pourtant unifié au plan linguistique, mais dont les pratiques démocratiques ont toujours été l’objet d’anomalies majeures depuis l’assassinat non encore officiel de Baganda au tout début de la vague d’indépendance africaine.

 

Alors que c’est de l’Afrique Centrale qu’est partie la Colonne Leclerc pendant la seconde Guerre Mondiale dès 1940, c'est-à-dire l’Espoir en Europe; que l’on a réhabilité les Tirailleurs « sénégalais » de la Grande Guerre, dont certains venaient aussi de l’Oubangui-Chari, il faut aujourd’hui se souvenir et enfin soutenir ce pays malgré ses enjeux qui le desservent.

 

La République Centrafricaine est la peau de chagrin, qui reste d’un projet d’Union de l’Afrique Centrale; au delà des clivages religieux catholique et protestant des colonisateurs, voire musulman ; au delà de la mosaïque ethnique à l’image de la langue sangho issue d’une ethnie donnée mais utilisée pour l’ensemble de la nation, langue avec laquelle on peut espérer que tous se retrouveront autour de la table de négociation pour l’avènement d’une véritable démocratie.

 

Nicolas Sègerie 

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 07:52

L'archéologie aussi est une science

 

Si pendant que la « communauté internationale » palabre à Doha, au Qatar, qui n’a pas peur de transpirer d’ici la fin du siècle, il fait chaud sous les bombes et les balles syriennes, d’où qu’elles pleuvent !

 

NORIA-HAMA-SYRIE.jpg

 

Apamée ;

Mari cité-état de cinq mille ans ;

l’antique et toujours vivace capitale Damas ;

la forteresse de Halabiyeh ;

la mythique Ebla, l’un des premiers états ;

le Krak des chevaliers, à défaut d’en trouver ailleurs ;

Ougarit ou l’île d’Arwad d’où sont parties des lettres précoces de nos alphabets ;

Palmyre ou Tadmor du souvenir de la Reine Zénobie et les prémices de la civilisation arabe ;

Qalaat Salah al Din qui fît frémir les Croisés qui rêvaient de Jérusalem ;

les mille et une nuits de Raqqa ;

Qadesh et la réminiscence de la fameuse bataille de Ramses II ;

Alep, cela va de soie pour notre histoire commune…

 

autant de sites que l’on oublie, …et il y en a tant...

 

Tant de choses enfouis dans la nuit du temps mais qui nous sont si proches…

 

Une multitude en réalité qui font la richesse du patrimoine de cette contrée qu’on appelle Syrie depuis que la Société des Nations confia un mandat à la France après la Grande Guerre…

 

Autant de sites… que de victimes !

 

(Déjà au moins 31 000 morts dans ce conflit...)

 

Où est passée notre responsabilité historique dans ce pays ?

 

Le droit de véto de la Russie et de la Chine suffisent-ils pour laisser faire ce carnage dans un silence assourdissant de la « Communauté Internationale » ?

 

Sommes-nous si loin de ces atrocités ? La Turquie, c’est presque l’Europe, Chypre est bien au-delà et pourtant dans la Communauté Européenne ! Le Liban qui lui aussi frisonne, son frère de sang si on peut dire.

 

Si on ne sauve pas les futures victimes avec le secours des gendarmes de la Paix, appelons ceux des vieilles pierres et mobilisons l'UNESCO pour avoir plus de chance! Si cela avait été des marsupiaux, on aurait pu solliciter le WWF ou des baleines Greenpeace, mais là rien à faire. Si il y avait des tableaux de maître, on aurait dépêché quelques agences ou si il y avait quelques risques de pertes de revenus dans les actions d'une société bien en vue pour son panel d'actionnaires, alors on aurait trouvé un argument, une fausse preuve de guerre bactériologique, un simili bunker nucléarisé aux nuyaux d'amandes, ou au gaz moutarde; mais là rien de lacrimal qui tire de l'armes... sinon à gauche.

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Publié par Nicolas Sègerie Laboratoire Pluridisciplinaire Giordano Bruno - dans Géopolitique
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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 23:05

(commentaires de LPGB en fin de page)

 

Reprise à partir d'une réaction de l'article:

(http://www.ledevoir.com/environnement/climat/286928/sommet-de-cancun-sur-le-climat-malgre-le-discours-officiel-les-etats-unis-ne-veulent-pas-d-un-traite-contraignant)

 

Sommet de Cancún sur le climat - Malgré le discours officiel, les États-Unis ne veulent pas d'un traité contraignant

Un plan de communication égaré par un négociateur révèle que les Américains se contenteront d'avancées sur quelques uns des volets

Louis-Gilles Francoeur   14 avril 2010  Climat

 

 

 

Le négociateur en chef américain, Todd Stern, a confirmé que les États-Unis entendent moduler l’aide promise dans l’accord de Copenhague en fonction de l’appui des pays en développement à la stratégie étasunienne.

Les États-Unis, tout en se disant officiellement d'accord avec la signature d'un traité contraignant sur le climat à Cancún en décembre, vont se contenter dans les faits de faire progresser seulement cinq ou six volets du dossier climatique.

C'est ce qui ressort du plan de communications de la Maison-Blanche, oublié la semaine dernière par un négociateur des États-Unis dans l'ordinateur d'un hôtel européen, document qui a abouti au Guardian de Londres.

Déjà, hier, le Washington Post résumait les travaux de la conférence de Bonn, qui s'est terminée dimanche, en disant que les pourparlers ne pouvaient que progresser sur des questions particulières, les négociateurs ayant apparemment abandonné l'espoir de conclure un traité global. Le quotidien citait d'ailleurs le chef négociateur des États-Unis, Todd Stern, selon qui les travaux de Bonn avaient consisté à se concentrer sur les éléments essentiels d'un éventuel traité d'ici la fin de l'année. Ce que ne disait pas le communiqué officiel, qui faisait état du voeu général de hausser la mise de toutes parts pour en arriver à un traité global à Cancún.

Cette vision des choses a creusé le fossé qui sépare plusieurs pays en développement des États-Unis. L'exaspération des adversaires de l'accord de Copenhague a d'ailleurs été accentuée par le fait que les États-Unis entendent moduler l'aide promise dans l'accord en fonction de l'appui des pays en développement à la stratégie étasunienne. C'est ainsi que la Bolivie et l'Équateur, des alliés de Cuba et du Venezuela, se sont vu refuser respectivement 3 millions et 2,5 millions pour avoir invité la plénière de Copenhague à ne pas l'entériner.

Cette politique d'aide sélective a été confirmée par le Département d'État et par le négociateur en chef, Todd Stern, selon qui «les États-Unis vont utiliser ces fonds auprès de pays qui ont indiqué leur intérêt pour l'accord». Todd Stern a toutefois convenu qu'il y aura des exceptions.

L'accord de Copenhague ne prévoit pas la création d'un fonds commun dont l'argent serait ensuite en fonction des difficultés d'adaptation des pays pauvres au réchauffement du climat. À Bonn et aux États-Unis, plusieurs perçoivent cette manière de faire comme un chantage indigne, qui plus est potentiellement dangereux pour la réputation du pays.

Le Canada, qui a décroché à Bonn le troisième prix Fossile de la conférence pour être passé d'une réduction de 3 % à une augmentation de 3 % de ses émissions par rapport à 1990 en s'alignant sur les États-Unis, fait face à un nouveau débat devant le Parlement.

Les groupes environnementaux de tout le pays se mobilisent en effet pour que le Parti libéral vote dans quelques jours pour le projet de loi C-311, qui fixe l'objectif de réduction des émissions canadiennes à -25 % d'ici 2020 sous le niveau de 1990. Les libéraux ont appuyé en première lecture ce projet de loi, introduit à l'origine par le NPD. S'il est acquis que le Bloc va l'appuyer, les libéraux et Michael Ignatieff pourraient renier leur position initiale dans ce dossier, craignent plusieurs.

 

  •  ·                                 Fernand Trudel
    Abonné

mercredi 14 avril 2010 13h06

Quand les grands pollueurs ne sont pas au rendez-vous

Les trois quart des GES proviennent des États-Unis, de la Chine, de l'Inde, du Brésil, diu Moyen-Orient mais accessoirement du Canada. Mais derrière toute cette armçnaque climatique où des alarmistes subventionnés crient au loup sans précaution.

Il demeure que le mouvement vert provient du lobby pétrolier car le canadien Maurice Strong, sécrétaire du sommet de Rio, bras droit de Ban Ki-Moon, fondateur de l'UNEP, etc... est l'ex vice-président finances de Dôme Pétroléum, ex-président de Power Corporation (propriétaire de Total, associé de Gaz de France et Suez) et ex dirigeant de Pétro-Canada. Il est maintenant au conseil d'administration de la bourse du carbone de Chicago et représentant de la fondation Rockefeller (propriétaire d'Exxon, Mobil, etc...) , membre du cercle de Rome et de celui de Bildenberg. N'est-ce pas la famille Rockfeller qui a fait don du siège de l'ONU !!!

Il en est de même du président du GIEC, Raljendra K Pachauri, conseiller spécial du gouvernement d'un pays des plus pollués du monde. Cet ex-ingénieur (chauffeur) de locomotive était en même temps que président du GIEC, membre de conseils d'administration de deux pétrolières de son pays, L'indian Oil Ltd et la GAIL. Il est pdg de TERI, un organisme de consultant énergétique. Pachauri est au àussi consultant auprès de Maurice Strong à la bourse du carbone de Chicago affiliée à celle de Montréal, de Londres et d'Europe dont le principal actionnaire est Goldman Sachs et Generaion Investment propriété d"Al Gore et de David Bloom. Pachauri vient de publier un livre dont le cocktail de vernissage a été commandité par une filiale de BP.

À voir cette obsession à culpabiliser les citoyens, on peut sde demander ce qui motive ces gens . La principale motivation pour Al Gore est devenir le premier milliardaire du CO2 tout comme ses amis Strong, Pachauri et al...

Ces derniers sont conditionnés par leur accouintance avec les pétrolières...

Barak Obama avait aussi des liens avec la bourse du carbone de Chicago car à l'époque il était membre du Joyce Foundation qui a fourni 1,1 million pour partir cette bourse en financant les travaux du président actuel, Richard L. Sandor.

Avant Cancun, il y aura une réunion du groupe Bildenberg en Europe. C'est ce groupe restreint qui aligneront le changement dans la continuité...


http://dondevamos.canalblog.com/archives/2010/04/i


 

·                                 maxime belley
Inscrit

mercredi 14 avril 2010 17h12

Pas de contrainte SVP

Les contraintes ca empêchent les super riches de devenir encore plus riche donc oubliez ca...


·                                 Martin Arkeron
Inscrit

jeudi 15 avril 2010 10h11

Merci mr. Trudel

Enfin un peu de clarté.
J'ai l'impression que l'arnaque climatique est relié d'une manière ou du n'autre au pic pétrolier.

 

Laboratoire Giordano Bruno:

Voilà donc ce que pense des tractations du "climat change" un certain nombre d'observateurs des réseaux politico-industriels et géostratégiques.

Le message lancé par les sceptique lors du sommet de capenhague n'a pas été entendu puisque le même discours se prépare à nouveau, sans modification, ni sur les contenus, ni sur la forme... ni sur les méthodes!

Mais vous, qu'en pensez-vous? Vos commentaires ci-dessous:

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  • : Laboratoire Pluridisciplinaire Giordano Bruno (édition de Nicolas Sègerie)
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  • : Un laboratoire scientifique indépendant dont les axes de recherches concernent:les polémiques du "réchauffement climatique";Les climatosceptiques;la théorie des Anticyclones Mobiles Polaires;les risques liés à la pollution atmosphériques; d'autres risques géophysiques et anthropiques...Son siège est à Lyon en France.
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  • Cette structure de recherche et de documentation scientifique est de forme associative.
Sa vocation est la compréhension et la diffusion de thèmes de recherches qui ne peuvent se développer dans les contextes défavorables sous influences de lobbys.
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