Un laboratoire scientifique indépendant dont les axes de recherches concernent:les polémiques du "réchauffement climatique";Les climatosceptiques;la théorie des Anticyclones Mobiles Polaires;les risques liés à la pollution atmosphériques; d'autres risques géophysiques et anthropiques...
Le 17 mars 2011 par Ana Lutzky
Un séisme important pouvait poser « un problème sérieux » aux centrales nucléaires japonaises, avait averti l’AIEA. C’est ce que révèlent des câbles américains obtenus par le site WikiLeaks et auxquels le quotidien britannique Telegraph a eu accès.
Un expert de l'AEIA s'était inquiété de ce que les réacteurs japonais n'étaient conçus que pour résister à des séismes d'une magnitude de 7 degrès. Il avait indiqué lors d'une réunion du Groupe sur la sûreté et la sécurité nucléaires du G8 à Tokyo, en 2008, que les critères de sécurité du Japon étaient obsolètes.
"Il a expliqué que les normes concernant la sécurité nucléaire n'avaient été révisées que trois fois en 35 ans et que l'AIEA les réexamine maintenant", indiquait le câble à l'époque.
"Le responsable a également noté que des séismes récents avaient dans certains cas été au delà des limites prévues pour certaines centrales nucléaires et qu'il s'agit d'un problème sérieux qui est maintenant en train de conditionner les travaux de sécurité sismique", ajoutait le document.
Le gouvernement a répondu en contruisant un centre de réponses aux urgences sur le site de Fukushima, mais la centrale était toujours conçue pour ne résister qu'à des séismes de magnitude 7.
Un autre câble de 2006 indique que le gouvernement japonais s'est opposé à l'ordre d'un tribunal de fermer une centrale dans l'ouest en raison de doutes sur sa résistance à un séisme. L'Agence de sécurité nucléaire et industrielle du Japon avait estimé que le réacteur était "sûr" et que "toutes les analyses sur sa sécurité avaient été effectuées de façon appropriée", indique le câble.
LABO: ce qui est étonnant ici, c'est que la limite en question est de degré 7, or c'est déjà bien important ! C'est à dire que la conscience que ces réacteurs étaient implantés dans une zone fortement probable de danger sismique, ce qui est bien évident pour le Japon. Ce qui confirme que les avertissements n'étaient pas très opérationnels, d'ailleurs non suivis d'effet... et pour cause puisque l'information n'était pas véhiculée, donc pas de pression publique et politique. Dans ces conditions, autant dire qu'il y a un certain consensus international pour protéger les acteurs du nucléaire. C'est ce que concluent d'autres observateurs des filières nucléaires (civiles comme militaires) à partir de considérations issues de l'organisation de l'instance AIEA elle aussi obsolète.