Un laboratoire scientifique indépendant dont les axes de recherches concernent:les polémiques du "réchauffement climatique";Les climatosceptiques;la théorie des Anticyclones Mobiles Polaires;les risques liés à la pollution atmosphériques; d'autres risques géophysiques et anthropiques...
Décryptage à partir d'un article de l'Express paru le 26 juin 2013:
TOSSERI Bénévent, Pollution alerte à la qualité de l'air, L'Express n°3234, 26 juin 2013, p . X, dossier Lyon, la rançon du succès.
1 – L’article indique des "banderoles grisâtres" semblant ici désigné les moyens de ces citoyens riverains, mais comme tous les murs de façade de la cité.
Prenons un exemple : l'Hôtel Dieu, pôle de l'histoire médicale de la cité, noir de suie, hôpital qui a été au centre d'une polémique concernant son avenir et la vente à des promoteurs immobiliers. On remarque actuellement en ce début d'été 2013 les travaux de ravalement de façades après cette vente effective alors que malgré le besoin criant vu le niveau de salissure de cette façade noire plus que grise marquait le paysage urbain depuis longtemps, en particulier pendant la campagne électorale municipale de mars 2007 qui en a fait un enjeu principal de campagne.
2 - Rarement on cite dans les articles parlant de pollution atmosphérique à Lyon les associations se manifestant contre la pollution, ici clairement au plan sanitaire. En effet, est cité Gérard Dutal, le président de l'association des riverains de l'autoroute dans Lyon (ARALY) pour le déclassement de l'A7 traversant le centre-ville. Il incrimine les parisiens (sous entendu le pouvoir central national) et les hollandais (sous entendue l'Europe) freinant les réformes pour le contournement de Lyon.
3 - Les lyonnais seraient eux-aussi incriminés pour la suie des cheminées des pics de pollution en hiver. C'est incroyable que l’on attribue les fumées aux seules cheminées à bois des habitations périurbaines et aux véhicules de transit. Pas un seul mot "diesel", vrai responsable des pics en PM10 et PM2,5 (c'est à dire poussières fines) alors que le CIRC (Centre International de Recherche contre le Cancer siégeant à Lyon !) cité plus loin a mis ce mode de transport à l'index pour soneffet cancérogène (que récemment) !
4 - Michel Reppelin, le vice-président du Grand Lyon chargé de l'environnement (pardon, du "développement durable" ( Ecologie - Développement Durable - Environnement : L’ère des grandes confusions environnementalistes. )), incrimine de plus belle le chauffage au bois comme si c'était une fatalité et qu'il n'y avait aucune autre source de pollution ! Pure propagande.
5 - Il y est insisté sur le fait que les baisses de pollution sont enregistrées "depuis des décennies" pour le secteur industriel au travers des dioxydes de soufre ; mais curieusement et de manière implicite pour le dioxyde d'azote et les PM10 ! Indiquant ainsi qui sont les vrais émetteurs en PM10 et NO2.
6 - Manuel Marquis, le directeur adjoint de l'agence lyonnaise AASQA (« Association » Agréée de Surveillance de la Qualité de l’Air) Air Rhône-Alpes, en fait régimentée par un consortium industriel) indique le dépassement des seuils européens et sanitaire (au sens de l'OMS). Rappelant (mais c'est rare) que les habitants de plus de 30 ans (c'est à dire la plupart) perdent au moins 6 mois d'existence à cause de ce fléau ! C'est la base d'une menace ( seulement ? ) de l'Union Européenne et la justification (la peur du gendarme et non la dégradation de la santé publique) qui pousse à mettre en place un PPA (plan de Protection de l'Atmosphère) comme si il n'y en avait pas déjà.
7 - Pour les solutions, tous se bousculent : le Grand Lyon (la communauté de 58 communes) "prie" pour que tombe la pluie et se lève le vent (alors qu'on croyait le caractère a-religieux affiché par cette municipalité indéfectible); c'est dire que sa communication est centrée sur les conditions météorologiques, et non la baisse contrainte des émissions... (celles qui polluent vraiment). Tournure impersonnelle qui cache que les élus sont tout autant responsables en ce domaine.
Appuie bien sûr sur le développement des transports en commun (dont les groupes industriels sont omniprésents dans les campagnes électorales et financent les réseaux associatifs dits "alternatifs" ou "écologiste", dont curieusement ne semble pas faire partie l'association des riverains de l'autoroute). Lesquels écologistes, membres de la majorité municipales comme Emeline Baume, favorisent les solutions fiscales ou parafiscales par des vignettes (en fait solution étatique et non municipales visant le favoritisme industriel ; évidemment sans parler de vignette « motorisation diesel »).
Même le responsable de l'opposition municipale à Lyon, Michel Havard, s'engage à proposer des solutions "innovantes" (c'est à dire produites par des lobbys industriels, ce qui s'est déjà produit lors des dernières municipales avec des véhicules électriques).
Le maire de Lyon, Gérard Collomb, renvoie à l'Etat la question de la circulation intra urbaine à celle du contournement relevant d'une problématique nationale alors que ce fut un choix du passé des lyonnais qu'il ne revendique pas évidemment, la majorité ayant changé depuis Louis Pradel voulant faire de Lyon le nouveau Chicago (cela a été vrai pour d'autres raisons).
L'article finit par indiquer que c'est le long de l'autoroute à La Mulatière que la station de mesure dépasse le plus la norme européenne en particules fines (69 jours / 365 !) ; c'est à dire mais sans le dire "le diesel" "qui fait tousser !". Il n'est pas cité ici le cas des stations qui dépassent le plus, celles d'ozone! (en milieux rural).
Autant dire une chape de plomb qui masque la vérité sur les vrais problèmes de pollution atmosphérique (à Lyon mais pas seulement); sur la pollution issue du trafic d'origine des moteurs diesel et le danger au plan sanitaire ; et sur d'autres sources d'origine industrielle fondues dans la masse d'information de propagande "environnementale» ! Sans doute ne faudrait-il pas se fâcher avec les constructeurs présents à Lyon et sûrement sous une forme ou une autre, pourvoyeur de soutiens électoraux ...
Le journaliste ( priori pas compétent plan scientifique) ne peut pas être tenu responsable des propos tenus par ces vrais responsables, chacune d'une institution membre de la gestion de la pollution atmosphérique dans la région lyonnaise (dont ARALY ne fait pas partie apparemment même si elle s'invite au débat). Il en est ainsi dans chaque pôle (émissif) doté d'une "association aggréée de Surveillance de la Qualité de l'Air" (sic).( Désinformation sur le Mercaptan: L'application de la loi sur l'air et des risques majeurs technologiques )
Bientôt les pics d'ozone: qu'est-ce qu'on va nous raconter? C'est le soleil! --- avec ce réchauffement climatique qui s'est fait attendre jusqu'au solstice d'été ? ( Solstice d'été le 21 juin 2013 à 05:03:57 heure temps universel coordonné )