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Un laboratoire scientifique indépendant dont les axes de recherches concernent:les polémiques du "réchauffement climatique";Les climatosceptiques;la théorie des Anticyclones Mobiles Polaires;les risques liés à la pollution atmosphériques; d'autres risques géophysiques et anthropiques...

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Désinformation sur le Mercaptan: L'application de la loi sur l'air et des risques majeurs technologiques

Comme à chaque catastrophes technologique, et celle-ci est une des moins violentes à comparer à l'explosion d'AZF de Toulouse en 2001, de la raffinerie de Feyzin en 1966 ou de l'incendie du port Edouard Hérriot en 1987 à Lyon. Par rapport à des catastrophes comme celles de Fukushima ou de Chernobyl, évidemment, il n'y a pas de comparaison.

 

Mais sur le plan de l'information et de la communication de crise envers les potentielles victimes, riveraines ou lointaines, les personnes touchées dont le nombre est ici considérable (au moins plusieurs milions: la Normandie, haute et basse, l'île de France, la Picardie, le comté de Kent au Royaume Uni), on peut s'autoriser à penser qu'il y aurait bien une comparaison à faire !

 

Sur le critère du nombre de personnes touchées, c'est exceptionnel!

 

Et sur l'impact réel, il faudra bien enquêter pour savoir combien réellement de personnes ont été hospitalisées, voire qui ont succombé devant un tel évènement atmosphérique. Les personnes sensibles comme les asthmatiques, les malades de maladies cardiovasculaires, les bronchitiques, les allergiques, les sportifs (heureusement un match imortant a été ajourné), les personnes âgées, et d'autres personnes nombreuses qui ne savaient pas jusqu'à ce jour qu'ils étaient sensibles à ces plus que "nuisance olfactives". il s'agit bien d'un risque réel ( Pollution atmosphérique à Rouen: IMPOSTURE TOXICOLOGIQUE: oui les MERCAPTANS sont dangereux ).

 

La ministre de l'environnement Delphine Batho répond aux questions des députés ce mercredi 23 janvier en clamant que cette opération est transparente!

S'est carrément risible!

 

Malheureusement c'est tellement commun! Les média régurgittent les dossiers de presse pré et surdigérés préparés par des consortium émetteurs de pollution atmosphérique et depuis longtemps organisés pour ces éventualités. ( Comparaison intercontinentale des systèmes de gestion du risque lié à la pollution atmosphérique : les cas de Lyon (Union Européenne) et de México (Accord de Libre-Echange Nord-Américain). )

 

Ministre qui, sans comprendre vraiment de quoi elle nous parle (on ne peut pas le lui reprocher, le sujet étant fort complexe: chimie, médecine, technologie, toxicologie, épidémiologie, géographie, économie, communication...),

 

Ministre qui d'ailleurs semble prendre la place du chargé de "com" de la société responsable de l'accident Lubrizol alors que ce n'est pas son rôle et qui semble soumise à l"information" exclusive de cette société et sans doute de l'organisation des services concernés par le sujet des risques industriels ou la gestion du risque lié à la pollution atmosphérique et la préfecture.

 

Quels sont donc les acteurs qui "controlent" cette affaire?

 

La préfecture, qui agit par ses services, qui comme c'est le cas partout, sont très limités pour répondre aux questions des risques naturels iu technologiques. Pourquoi.

 

Parce d'autres acteurs sont prévus pour agir finalement au nom de l'état (ce que l'on attend en matière de risques). On ne s'attend pas en effet que cette communication soit contrôlée par les acteurs économiques concernés, en l'occurence, les industriels du secteur.

 

C'est à dire les AASQA (association Agrées de Surveillance de la Qualité de l'Air).

A Rouen, c'est AIRNORMAND.

 

La loi sur l'air de 1996 demandait instamment aux industriels et aux collectivités locales d'informer avant, pendant et après les accidents majeurs.

 

Ici il y a déjà un grave problème de définition: est-on en présence d'un "accident technologique", d'une "catastrophe majeure", d'un "épisode de pollution atmosphérique", d'un "accident industriel" ?

 

Nous sommes dans les différents cas à la fois!

 

Quelle est la loi qui s'applique? Celle de la loi sur l'air? Celles des risques majeurs technologiques? Celle de la "prévention interne" c'est à dire le droit du travail qui doit protéger les salariés de l'entreprise concernée? Rien de tout cela puisque c'est la loi médiatique portée par madame le Ministre qui s'évapore d'un sommet européen important pour venir faire le porte-voix.

 

Quelles devraient être ses interrogations?

Sachant que l'enquête administrative diligentée ne risque pas de donner grand chose puisque les experts qui seront désignés seront du cru ou de la même formation chez l'entreprise voisine qui partage mêmes contraintes et les mêmes risques.

 

Evidemment, de telles affaires, on le regrette, ne font pas de bien aux entreprises particulièrement pendant la crise économique que nous vivons.

 

Mais la santé publique est globalement engagée par des procédures qui nous montrent sur ce cas d'espèceque la garantie de l'Etat n'est pas assurée pour garantir aux citoyens le maximum de prévention des risques !


Madame la ministre pourrait se demander puisque déjà autant de personnes ont été touchées sur le plan sanitaire, si il n'y aurait pas matière à s'interroger sur les seuils administratifs de prévention toxicologique; puisque ces seuils n'ont pas été dépassés et n'ont pas occasionné une alerte type "épisode de pollution"? Sur les procédures d'information elles-mêmes? Sur la listes des substances dangereuses? Sur les convention internationales sur le sujet? A quoi doit servir réellement se mercaptan qui doit être odoriférant pour allerter d'autres risques, d'explosion celui-là!?

 

Je donnerai ultérieurement des précisions sur ces sujets.

 

Mais c'est un vaste débat que j'aimerais ouvrir dans les colonnes du Laboratoire Pluridisciplinaire Giordano Bruno.

 

Merci pour vos réactions.

 

******************************************

Pour indormation:

Communiqué effarant de la société LUBRIZOL:

"News Release

Lubrizol Corporation Communiqué de presse – Incident sur notre site de Rouen - Mardi 22 janvier 2013

Lundi 21 Janvier, vers 8h00 heure locale, nous avons détecté une instabilité sur un de nos produits fabriqués sur notre site de Rouen, en France. Il en résulte une odeur incommodante provenant du mercaptan, qui ne présente pas un caractère toxique dans les quantités concernées. Il s'agit de la même substance couramment utilisée pour donner une odeur de gaz naturel détectable. La neutralisation de l’odeur du mercaptan est un lent processus, et l'odeur désagréable peut persister jusqu'à ce que le processus soit terminé.

Nous sommes pleinement conscients que l'odeur a été détectée bien au-delà de notre site. Les activités de l'usine ont été temporairement suspendues, et nos équipes sont mobilisées avec les autorités locales pour stopper le plus rapidement possible ces émanations incommodantes.

La protection de nos employés, des communautés riveraines de nos sites de production, de l'environnement et de nos clients est fondamentale pour notre entreprise. Nous étudions l'incident, en collaboration avec les autorités locales afin de déterminer la cause exacte et les actions correctives nécessaires.

"

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