Un laboratoire scientifique indépendant dont les axes de recherches concernent:les polémiques du "réchauffement climatique";Les climatosceptiques;la théorie des Anticyclones Mobiles Polaires;les risques liés à la pollution atmosphériques; d'autres risques géophysiques et anthropiques...
Le Laboratoire Pluridisciplinaire Giordano Bruno (LPGB) a été saisi par Simone Melbi, doctorante sur les risques sanitaires liés à l'eau à l'université Lyon Jean Moulin pour la journée du 8 mars.
Cette journée du 8 mars 2011 est décrétée par les Nations Unies Journée internationale de la femme pour célébrer d’une part l’anniversaire de prix Nobel de chimie obtenu par Marie Curie en 1911 (100 ans jour pour jour) et d’autre part pour se souvenir et rendre hommages aux femmes scientifiques de l’Antiquité à nos jours qui de par leurs innovations ont rendu un grand service à l’humanité.
Historique
La mémoire collective ne peut pas réfuter ni oublier cette désolante et absurde histoire de la longue exclusion des femmes de l'aventure scientifique et technique. Privées du droit d’apprendre (inutile de rappeler la misogynie de l’université médiévale), seule une minorité de femmes particulièrement brillantes et opiniâtres a pu se consacrer à l’étude des sciences. Autodidactes ou bénéficiant de cours particuliers, ces astronomes, mathématiciennes, physiciennes, chimistes ont fait de grandes découvertes mais pour certaines sont passées à la trappe de l’histoire. D’autres, à l’origine d’avancées considérables, ont œuvré dans l’ombre d’un frère, d’un mari… et c’est le nom de ce dernier qui est passé à la postérité. Si quelques unes ont obtenu la reconnaissance de leurs pairs, il faut reconnaître que les œuvres et les vies de certaines sont injustement méconnues, ainsi que les difficultés, les entraves, les mesquineries, les injures et parfois les persécutions qu'elles ont dû affronter allant jusqu’à la tragédie ‘’l'assassinat de la physicienne grecque Hypatie’’; les procès des sorcières ayant engendré une société hémiplégique sont autant des exemples parmi tant d’autres.
Etat des lieux
Le faible taux de participation des femmes au développement scientifique et technologique concrétise bien la disparité entre les sexes en science. En effet, la représentation féminine est encore très minoritaire dans l’univers scientifique et la parité ne semble pas avoir encore trouvé sa place dans les laboratoires et encore moins sur les marches du podium de la reconnaissance.
D’après le rapport d’étude sur la science publié en 2007 par l’Institut Statistique de l’Unesco (ISU), les femmes représentent un peu plus de quart des chercheurs (29%) dans le monde cependant, cette moyenne cache de nombreuses disparités selon les pays et au sein de même pays:
- En Amérique latine, les femmes représentent 46% de la population des chercheurs. Cinq pays atteignent la parité : l’Argentine, le Cuba, le Brésil, le Paraguay et le Venezuela.
- En Asie, les femmes ne représentent que 18% de la population des chercheurs avec de fortes disparités : 18% dans l'Asie du sud tandis que les pays d'Asie du Sud Est revendiquent 40% et la plupart des pays d'Asie centrale autour de 50%.
- En Europe, la Commission européenne a recensé en Europe seulement 32 % de femme dans les laboratoires publics et 18 % dans les laboratoires privés. Seuls cinq pays atteignent la parité : l'ex-République yougoslave de Macédoine, la Lettonie, la Lituanie, la République de Moldave et la Serbie. Dans la Communauté des Etats indépendants, la participation des femmes atteint 43%. En France, en 2003, les femmes ne représentaient que 32 % de la population totale des chercheurs. L’Hexagone se situe dans la moyenne par rapport à ses voisins européens.
Cette disparité s’observe aussi au niveau de la reconnaissance : L’Académie des Science française ne compte que 28 femmes sur 507 membres. Sur 516 prix Nobel en sciences et médecine, seules 12 femmes ont été distinguées (entre 1903 et 2006).
- En Afrique, les femmes représentent quelque 33 % des chercheurs. Leurs proportions est plus élevée en Lesotho(55,7% en 2004) et moins élevée en Guinée (5,8% en 2000)
A en croire ce constat, on pourrai douter des capacités des femmes à réussir dans le domaine scientifique et technologique. Pourtant l’histoire nous montre que le progrès scientifique et technologique ne s’est pas faite sans les femmes : Ces figures contemporaines ou pionnières en leur temps, ont participés aux progrès scientifiques et techniques qui ont façonné notre monde et dont nous sommes des héritiers quotidiens de leurs innovations. Que toutes ces femmes trouvent ici l’honneur que LPGB leur donne en ce jour !
Parmi ces valeureuses femmes figure l’incontournable Marie Curie. La première femme lauréate d’un prix Nobel de physique ayant contribué à la physique et à la médecine nucléaire grâce à la découverte du radium. Marie Curie restera à jamais dans l’histoire comme la première femme, scientifique, épouse, mère et veuve récompensée de deux prix Nobel (prix Nobel de physique en 1903 et prix Nobel de chimie en 1911) et mère aussi d’un prix Nobel. Sa fille Irène Joliot-Curie reçut le prix Nobel de chimie en 1935.
Le dynamisme de notre société exige l'intégration des femmes dans une large mesure dans le monde de la science et de l'innovation. Ceci n'est pas seulement une question sociale mais également une nécessité économique car L'économie mondiale est de plus en plus fondée sur la connaissance, et nécessite une main-d'œuvre instruite en mesure d'appliquer les technologies existantes et de développer de nouvelles sciences et technologies pour lutter contre la pauvreté et de s'adapter aux nouveaux enjeux comme le changement climatique.
LPCB propose aux médias de faire ce travail car ils en ont aussi la lourde responsabilité. C’est facile pour une fille de devenir une star car elle a toute une panoplie des chanteuses et des danseuses à sa disposition qui lui servent d’inspiration et de modèle. Pourquoi ne pas motiver les filles dans des carrières scientifiques en faisant une sensibilisation sur les femmes scientifiques ?
En conclusion :
Quelle coïncidence ! 2011 est l’Année internationale de la chimie, c’est aussi le centenaire de l’attribution du prix Nobel de chimie à Marie Curie. Ses recherches notamment sur les propriétés des sources radioactives, sont couronnées de prix Nobel de chimie en 1911.
Nous sommes en 2011, Le séisme du Japon, les accidents des centrales nucléaires et surtout la libération de la radioactivité fait penser à Marie Curie et donne à réfléchir sur les conséquences et les solutions qu’il faut pour limiter les dégâts et envisager l’avenir. Le Japon, comme dans le sombre passé nucléaire, nous offre encore une malheureuse opportunité pour terrain d’étude des risques.
Pourtant le Japon est le pays pionnier en matière de risque (tsunami typhon, sismique, nucléaire, volcanique, terrorisme…) ; il suffit d’observer le contrôle sur la panique pour le confirmer ; une telle série d’événements seraient autrement gérées en Occident européen ou américain.
Autant au plan scientifique que politique et moral, le débat est ouvert.
Nous reviendrons sur cette réaction en chaîne d’événements, qui ne concerne pas seulement la fission atomique.
Pour contacter ou réagir avec Simone Melbi écrire en utilisant l'email melbsim@yahoo.fr
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